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Les agents de la CTG dans le secondaire, un personnel essentiel

Samuel Zralos 16.09.2020
Les agents de la CTG du collège Paul Jean-Louis de Saint-Laurent, en pleine réunion avec la CTG, mardi 15 septembre 2020. - Samuel Zralos

Près de 1300 employés de la CTG sont détachés dans les 54 établissements du secondaire en Guyane.

Dans les cantines, au jardinage ou à l'entretien des collèges et lycées, les agents de la CTG participent au quotidien au fonctionnement des établissements.
« Heureusement qu'ils sont là », souligne Karine Debruyne, principale du collège Paul Jean-Louis de Saint-Laurent du Maroni, où douze personnes sont détachées. Tous « sont de bonne volonté » affime la proviseure, « encore plus en cette période de Covid-19 où il faut se former » - l'infirmière leur a appris les gestes covid et il y a une formation interne sur l'entretien des locaux et la désinfection. « Ils jouent le jeu, ils s'investissent.»

Rodolphe Alexandre était d'ailleurs dans l'établissement ce matin, dans le cadre de sa tournée des collèges et lycées guyanais. Un choix pas anodin, précise Karine Debruyne, parce que la CTG va investir 8 millions d'euros dans son établissement pour la création d'une cantine. L'occasion aussi pour le président de la collectivité d'aller à la rencontre de ses fonctionnaires, de parler formation et gestion de carrière.
La CTG veut « équilibrer » les effectifs

Lors de sa visite, Rodolphe Alexandre affirme aux agents que deux nouveaux postes doivent être affectés au collège, dont un temps plein. En même temps, le président de la collectivité territoriale explique qu'il ne « va pas augmenter les effectifs » totaux sur la Guyane.

Sur les 37 collèges et 17 lycées guyanais, ce sont en tout près de 1300 agents qu'emploie la CTG. Un chiffre que l'institution entend « rééquilibrer ». « Il faut établir un équilibre entre les départ à la retraite et les embauches », d'après Rodolphe Alexandre, qui veut aussi « réaménager les emplois du temps ».
Appel au privé

Le président de la CTG souhaite aussi faire appel à des entreprises privées en soutien des agents, par exemple pour des opérations de jardinage, même s'il estime que « ça va effrayer les syndicats ». « On est souvent débordés par la demande », assure-t-il, ce qui rend d'après lui nécessaire de sous-traiter certaines tâches.