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Violences conjugales : report du procès du conjoint de la femme qui a témoigné dans nos colonnes

Mardi 08 octobre 2019
Violences conjugales : report du procès du conjoint de la femme qui a témoigné dans nos colonnes
En acceptant de témoigner, Malika espère créer le déclic chez les autres victimes - Photos : HRE

« Le parquet veut montrer sa détermination à lutter contre les violences faites aux femmes ? Une bonne chose... Mais pour autant, mon client doit-il servir d'exemple ? » Plutôt remontée, Me Safia Benhamida, chargée de défendre les intérêts d'un quadragénaire d'origine guyanienne, en situation régulière sur le territoire français, et qui avait à répondre de deux faits de violences sur sa conjointe, les 25 et 28 août à Matoury, dont l'un avec une incapacité totale de travail de quatre jours. La victime avait accepté de témoigner longuement dans nos colonnes (lire notre édition de samedi).

Salarié-associé dans une entreprise de construction de maisons individuelles, père d'une petite fille de 8 ans, le prévenu, au casier judiciaire vierge, avait été placé en contrôle judiciaire juste après les faits. Il le restera, puisque son dossier a été renvoyé au 8 novembre, en dépit des réquisitions de la représentante du parquet, Séverine Bouchet, qui demandait le placement en détention provisoire.

Invitée à prendre la parole au nom de la partie civile, Me Christine Charlot affirme que « sa cliente s'est vue mourir, qu'elle ne sent absolument pas en sécurité. » Des arguments qui ont sans doute poussé la présidente du tribunal, Chouchou Biffot, à faire un peu la « leçon » au prévenu. « Vous ne devez sous aucun prétexte vous rendre à Matoury, ni entrer en contact avec la victime.

Vous devez aussi respecter les obligations du contrôle judiciaire. Ainsi, votre dossier pourra être évoqué de la manière la plus sereine possible. »

M. L. T.

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