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justice

La juge avait prévenu

Mercredi 11 Décembre 2019 - 03h30
 La juge avait prévenu

Quand Timothy Peters rentre dans la salle d’audience du tribunal de Cayenne, avenue De-Gaulle, hier matin, la présidente Carole Daux a tôt fait de repérer son petit manège. « Ce n’est pas la peine de tenter de vous évader. La porte derrière moi, c’est un local. La porte là-bas, il y a des gendarmes ; celle-là aussi. Si vous essayez, on vous remet les menottes. » Et ce qui devait arriver arriva. À peine la maréchaussée a-t-elle désentravé le prévenu qu’il se lève et fonce devant lui. La porte derrière la magistrate mène effectivement à un local. Cri du prévenu. Claquement de bottes des gendarmes courant derrière lui. Clic-clac, menottes. Retour à la case départ, c’est-à-dire sur le banc des prévenus, menottes aux poignets.

Si la juge avait été si prévenante, c’est que ce natif de Georgetown, au Guyana, n’en est pas à son coup d’essai. Sans que cela lui réussisse puisqu’il présente désormais le bilan peu glorieux de quatre échecs en autant de tentative.

« Soif de liberté »

Les trois précédentes remontent à son procès aux assises, en février, et lui valaient d'être jugé hier matin. Au premier jour du procès, il essaie de prendre la fuite dès le début d’après-midi, quand les gendarmes lui enlèvent ses menottes. Rebelotte en fin d’après-midi. Bien qu’entouré de huit gendarmes, il essaie de forcer la porte du box. Deux jours plus tard, il ressaiera la même chose. Et encore une autre tentative n’a-t-elle pas fait l’objet d’un procès. Ce jour-là, les gendarmes constatent qu’il étudie à nouveau toutes les issues possibles. Ils lui passent les bras derrière les barreaux de sa chaise et le menottent. Quelques minutes plus tard, ils s’apercevront qu’il était en train de dévisser les barreaux de sa chaise.

Hier, Timothy Peters, qui a évoqué sa soif de liberté pour justifier ses tentatives d’évasion, a écopé de dix-huit mois de prison. Ils s’ajoutent aux dix-sept ans de réclusion criminelle infligée en début d’année pour des faits autrement plus graves : des violences sur un autre détenu ayant entraîné sa mort (lire notre édition du 20 février).

P.-Y. C.

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2 commentaires

Vos commentaires

Gérard Manvussa 12.12.2019

peut être a-t-il une pathologie psychiatrique

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rienaciré 11.12.2019

il doit être très con

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