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Tig : le syndicat annonce une grève illimitée mardi

Thomas FETROT Samedi 31 août 2013
Tig : le syndicat annonce une grève illimitée mardi
Les transporteurs menacent de se mettre en grève illimitée dès mardi (photo d'archives)

Le syndicat des transporteurs interurbains de Guyane dénonce des « dysfonctionnements graves » et réclame la tenue d'une réunion de crise avec le conseil général. Une grève générale des transports pourrait débuter mardi.

La rentrée scolaire s'annonce. Celle des conflits sociaux aussi. Hier, le syndicat des transporteurs interurbains et urbains de Guyane (le Tig) s'est fendu d'un communiqué laconique. Un document dans lequel il est indiqué qu'une conférence de presse sera organisée lundi matin afin d'évoquer « l'amorce d'une grève illimitée des transporteurs de voyageurs » . La raison d'un tel mouvement tient en deux mots : « Dysfonctionnements graves. »
Henri-Michel Anatole est le secrétaire général adjoint du syndicat. Invité à fournir de plus amples précisions sur les motivations de son organisation, il affirme que le communiqué a pour objectif de « mettre en garde la collectivité (en l'occurrence le conseil général, ndlr) qui [nous] doit de l'argent » . Et d'ajouter : « Nous allons lancer un ultimatum de 24 heures pour qu'on soit payé très vite. Avant fin octobre. Sinon on bloque toute la Guyane. » Pas même l'ombre d'un voile sur la menace, qui pèse lourd à la veille d'une semaine de rentrée scolaire traditionnellement agitée.
« LA LOI SERA APPLIQUÉE »
Le secrétaire général adjoint explique que la décision du syndicat intervient « parce que de nombreuses tentatives de médiations ont été tentées » . Il déclare que le conseil général serait débiteur à hauteur « d'environ un million d'euros » . Henri-Michel Anatole assure que « certains transporteurs sont au bord de la rupture » , parce qu'ils ne peuvent plus payer leurs charges sociales, les salariés ou les fournisseurs. « Un cahier de revendications a été transmis à la préfecture, affirme le syndicaliste. On veut un arbitrage du préfet car on veut des écrits officiels. »
La dernière rencontre entre le syndicat et le président du conseil général, Alain Tien Liong, date du mois de juin. « Je me suis engagé à travailler sur le dossier à la rentrée, souligne le président. Qu'ils fassent grève ou pas, la loi sera appliquée et le dossier sera soumis à la commission d'études. De plus, suite au transfert des compétences à a CACL (Communauté d'agglomération du centre littoral), qui n'était pas encore prête en janvier 2012, je me suis engagé à régler les six premiers mois. C'est un engagement politique et il n'y a pas de blocage à mon niveau. »
Le fait est que les réclamations du syndicat portent sur l'intégralité de l'année 2012. Les débats de la journée de lundi s'annoncent d'ores et déjà houleux.

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