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« Plus d’un tiers des bâtiments construits avant 1997 contiendraient encore de l’amiante »

Mardi 19 mars 2019
« Plus d’un tiers des bâtiments construits avant 1997 contiendraient encore de l’amiante »
Jean-Christophe Dulin est Directeur des risques professionnels de la Caisse générale de sécurité sociale de Guyane. - Gabrielle Trottmann

Contrairement à ce que l’on peut penser, les petites entreprises et les bricoleurs du dimanche sont les plus exposés au risque. Jean-Christophe Dulin, directeur des risques professionnels à la Caisse générale de sécurité sociale, explique les précautions à prendre.

Combien de bâtiments présentent encore des traces d’amiante en Guyane ?

L’usage de l’amiante a été interdit en 1997 en France. Le problème concerne  donc principalement les bâtiments qui ont été construits avant : en Guyane, on estime que plus d’un tiers des bâtiments qui ont été construits avant 1997 seraient touchés. Ce qui ne veut pas le dire que tout le monde doit déménager : en soit, la présence d’amiante dans un bâtiment n’est pas nécessairement dangereuse. Le problème, c’est quand l’amiante est libéré dans l’air, à l’occasion de démolitions ou de travaux de rénovation.

Qui est le plus exposé ?

La plupart des principaux donneurs d’ordres — bailleurs sociaux, collectivités — se sont emparés du problème en répondant à leurs obligations réglementaires de diagnostic, et font intervenir lorsque cela s’impose des entreprises certifiées pour réaliser les travaux de désamiantage. Cependant, les particuliers, les petites entreprises ou les bricoleurs du dimanche ne sont pas nécessairement au courant des risques que cela représente. Changer une climatisation, casser une dalle, percer un trou dans un mur... C’est ce type d’opérations qui est susceptible d’exposer les personnes aux fibres d’amiante. L’amiante peut se trouver notamment dans les dalles en vinyle, dans la colle de carrelage, dans la peinture, dans les faux plafonds, les tôles ou encore les canalisations.

Que faut-il faire lorsque l’on entreprend des travaux chez soi pour ne pas prendre de risque ?

Si le bâtiment date d’avant 1997, un diagnostic s’impose. Et si la présence d’amiante est avérée, il faut absolument faire appel à des entreprises certifiées où, à défaut, à des entreprises qui ont fait suivre des formations sur l’amiante à leur personnel et mettent en œuvre les mesures de prévention. En partenariat avec la Dieccte (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), nous allons organiser des réunions avec les professionnels concernés — plombiers, électriciens... — afin de les informer sur la question. De plus, la Caisse générale de sécurité sociale propose des subventions aux entreprises qui souhaitent s’équiper en masques, aspirateurs avec filtres à très haute efficacité, ou suivre des formations.

Il faut savoir qu’en France, en 2017, 3 149 personnes ont obtenu une reconnaissance de maladie professionnelle pour des cas d’intoxication à l’amiante : cela reste donc un vrai problème de santé publique et de santé au travail.

Propos recueillis par Gabrielle TROTTMANN

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