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Patrick Lingibé prépare l’avenir du barreau de Guyane

Samir MATHIEU Mardi 3 Décembre 2019 - 03h25
 Patrick Lingibé prépare l’avenir du barreau de Guyane
Patrick Lingibé prendra ses fonctions au 1er janvier / photo SM - Samir MATHIEU

Le nouveau bâtonnier élu, qui prendra ses fonctions le 1er janvier, a reçu le bâton lors d’une cérémonie de passation avec son prédécesseur, Me Georges Bouchet. Patrick Lingibé a présenté dans les grandes lignes la politique qu’il compte mener pour les deux ans à venir.

C’est un rendez-vous majeur pour la vie de la justice en Guyane, qui a eu lieu vendredi soir. Pour la première fois de l’histoire du barreau guyanais, une cérémonie de passation du bâtonnat a eu lieu. Elle s’est déroulée dans la salle du conseil à la mairie de Rémire-Montjoly. à cette occasion, le bâtonnier en exercice, Georges Bouchet, a transmis le bâton à son successeur Patrick Lingibé. Cette cérémonie s’est faite en présence d’une partie des 82 avocats du barreau de la Guyane, d’élus, d’autorités civiles et militaires de représentants de la justice. Il y avait notamment le procureur de la République Samuel Finielz, le président du tribunal de grande instance, le président du tribunal administratif, la première présidente de la cour d’appel… Du côté des avocats figuraient, entre autres plusieurs anciens bâtonniers et le bâtonnier de Guadeloupe. Deux représentantes des institutions nationales avaient fait le déplacement, et c’est une première en Guyane. Il y avait la présidente du conseil national des barreaux Christiane Féral-Schuhl, et la première vice-présidente de la conférence des bâtonniers, Hélène Fontaine.

Chacun s’est exprimé au cours de cette soirée. Christiane Féral-Schul a rappelé le rôle du conseil national des barreaux et les difficultés que rencontrent les professionnels du droit. Elle a salué le travail de Georges Bouchet et s’est adressée directement à Patrick Lingibé lui prédisant qu’il «  devra parler fort  » pendant les deux ans qui vont venir. Hélène Fontaine, qui va prendre les fonctions de présidente de la conférence des bâtonniers à partir du 1er janvier, a rappelé l’important travail réalisé par Patrick Lingibé, vice-président de cette institution. L’avocat cayennais a notamment présenté il y a deux semaines un rapport important concernant entre autres l’accès au droit dans les Outre-mer. Georges Bouchet a rappelé les différentes crises auxquelles il a dû faire face en tant que bâtonnier : la réforme de la justice, la panne des serveurs de la juridiction, les coupures de connexion internet au barreau et puis la crise de l’amiante cette année. Le bâtonnier en exercice a précisé les actions qui ont été mises en œuvre ces deux dernières années, et réaffirmé que la cité judiciaire «  demeure un projet vital  » pour la justice en Guyane.

La parole a enfin été donnée au bâtonnier élu, Patrick Lingibé. Celui qui a déjà occupé cette fonction il y a une dizaine d’années, a prononcé un discours offensif, qui se voulait sans langue de bois. Après avoir dressé un bilan des difficultés actuelles, dont le très difficile accès au droit, il s’est défini comme «  pragmatique  ». «  écouter, échanger et agir  » sera son triptyque. Si il s’est dit attaché au dialogue, Patrick Lingibé a affirmé que certains ne jouaient pas le jeu au niveau de la justice et qu’il faudrait que cela cesse : «  à partir de janvier, les choses vont changer  », a-t-il martelé, faisant référence à plusieurs chantiers en cours, dont celui du numérique dont il a fait l’une de ses priorités. Parmi les axes de travail, Patrick Lingibé veut aussi développer l’éducation au droit en milieu scolaire, lutter plus intensément contre les violences faites aux femmes, mais aussi pour les droits des mineurs. Il a appelé de ses vœux à une indépendance financière de la cour d’appel et à la création de de la future cité judiciaire. Patrick Lingibé a rappelé une dernière fois qu’«  efficacité et pragmatisme  » seront ses deux «  boussoles  ». Samir MATHIEU

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