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Orpaillage illégal : 33 millions saisis

Vendredi 21 Juin 2019 - 03h35
Orpaillage illégal : 33 millions saisis
De l'or et beaucoup d'argent ont été saisis - BERNARD DORDONNE

La France a intensifié la coopération avec le ministère public fédéral du Brésil, la police fédérale, les services fiscaux et l’armée de terre brésilienne.

Dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal, les autorités françaises ont intensifié la coopération avec leurs homologues brésiliens. Cette coopération a débouché, mardi, sur une opération avec la saisie de 33 millions d’euros d’avoir financiers. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la volonté du préfet Patrice Faure et du procureur Samuel Finielz.

Dans le cadre d’une demande d’entraide pénale internationale émanant du parquet fédéral du Brésil, les gendarmes ont procédé à des investigations sur les filières de recel de l’or extrait illégalement en Guyane et à destination du Brésil et plus particulièrement d’Oiapoque.

Les autorités mettent en exergue la qualité de cette coopération. « Il y a eu des échanges de renseignements constants entre les services d’enquêtes et les parquets de Cayenne et du ministère public fédéral du Brésil ainsi que des investigations effectuées par la police fédérale brésilienne. Ces échanges ont abouti au déclenchement d’une opération conjointe entre la police fédérale, les services fiscaux, les forces aériennes et l’armée de terre brésiliennes, l’État-major opérationnel de lutte contre l’orpaillage illégal et la gendarmerie », a expliqué le procureur. Cent vingt-huit policiers fédéraux brésiliens et soixante militaires de la gendarmerie nationale ont été mobilisés pour cette opération qui visait principalement le démantèlement des comptoirs d’or d’Oiapoque. « La police fédérale brésilienne a exécuté trente-six mandats de perquisition à Macàpà, Itaituba, Goiania, Sao Paulo, Guaruhos, Limaira et Oiapoque. Vingt mandats de prison temporaires ont été délivrés. Environ 146 millions de réais soit 33 millions d’euros d’avoir financiers ont été saisis ainsi qu’une importante quantité d’or », a indiqué le patron du parquet.

L’opération a permis aux gendarmes de communiquer en temps réel des renseignements nécessaires aux investigations de la police fédérale. Des informations déterminantes pour plusieurs enquêtes en cours, dont certaines criminelles, ont d’ores et déjà été récupérées par le parquet.

Pour assurer une parfaite étanchéité du dispositif conjoint mis en place côté brésilien, un important dispositif a été mis en place côté français qui visait à intercepter les suspects qui auraient été tentés de fuir vers la Guyane. Un dispositif qui a permis de contrôler 255 personnes et d’intercepter 21 pirogues, 3 bateaux de pêche, 74 véhicules. Lors de l’opération, 12 gendarmes ont été mobilisés pour une opération de contrôle d’un site d’orpaillage illégal.

Bernard DORDONNE

Une opération qui a permis le contrôle de 255 personnes et la saisie de nombreux matériels - BERNARD DORDONNE
L’amendement de Lénaïck Adam

« Il est inséré un article L. 621-8-3 ainsi rédigé : sur les eaux intérieures en Guyane, est puni de trois mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende le fait, dans le cadre d’une activité d’orpaillage autorisée, de charger, décharger ou transborder un bateau, un engin flottant ou un matériel flottant, en dehors des ports ou des emplacements désignés à cet effet par les autorités compétentes. »

Avec l’amendement de Lénaïck Adam, ces peines sont portées à trois ans de prison et à 45 000 euros d’amende pour l’orpaillage illégal, quel que soit le lieu.

Pour le député, le dispositif réglementant l’orpaillage est incomplet : « Il ne réglemente pas le transport de carburant en petite quantité ou celui d’autres produits ou pièces et il n’est pas dissuasif en ce qui concerne le chargement, le déchargement ou le transbordement des bateaux en dehors des emplacements désignés à cet effet. »

B.D.

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