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VIE MARITIME

Onze semaines de navigation pour cartographier les côtes

Sébastien ROSELÉ Jeudi 05 septembre 2013
Onze semaines de navigation pour cartographier les côtes
Le commandant de bord, Olivier Poullain, sur la passerelle du « Borda » (ci-contre). Le navire était à quai au port de commerce de Dégrad-des-Cannes, hier matin (SR)

Venu de Bretagne, le « Borda » va faire des relevés précis de la bande littorale pour mettre à jour les cartes marines.

La précédente mission remontait à 2002 et avait été faite par le même navire. Depuis la mi-août, le Borda, un bâtiment de la marine nationale, fait un relevé cartographique des côtes guyanaises. « Il y a environ 80% des zones qui ne sont pas répertoriées » , explique le pacha, le capitaine de corvette Olivier Poullain. Ce qui se traduit sur les cartes par des zones blanches que les bateaux ne franchissent pas. Sur ces 80%, 10% devront faire l'objet de reconnaissances au cours de la mission.
Arrivé ici le 17 août, le Borda lèvera l'ancre le 1er novembre. Il sillonnera pendant onze semaines les côtes guyanaises pour faire des relevés des fonds. La zone analysée commence aux 5 mètres de profondeur pour aller jusqu'aux 30 mètres. Ce qui conduira le navire à 50 km des côtes. En revanche, le Bordane fera pas de relevés en-deçà des 5 mètres de fond, même si techniquement il le peut. Il s'agit là d'un travail inutile. « Le fond varie beaucoup avec la vase entre 0 et 5 mètres » , résume le commandant de bord.
DÉCOUVERTE DE DEUX ÉPAVES JAMAIS RÉPERTORIÉES
Pour accomplir sa mission, le Bordadispose de toute une batterie d'instruments de mesure, dont un sondeur à ondes qui balaie un spectre allant de 15 à 1 500 mètres de fond. Quand la profondeur est inférieure, le Borda met à l'eau ses deux vedettes embarquées, qui disposent elles aussi de sondeurs de profondeur mais de portée moindre.
Depuis son arrivée, le navire a eu le temps de sonder le secteur des îles du Salut et a relevé les profondeurs de la zone de mouillage et du chenal. « Ce qui sera utile pour les paquebots de touristes » , explique Ronan Creach, l'ingénieur hydrographe du navire. Ce travail a permis de repérer deux épaves immergées qui n'avaient jusqu'ici jamais été signalées.
Le relevé précis des profondeurs aux îles du Salut n'est pas la seule tâche du Borda en Guyane. Il va cartographier une bande de 20 km de large entre Cayenne et Sinnamary, faire des relevés dans la zone de l'île du Connétable dont on ignore tout. Le Borda devra « repositionner » précisément sur les cartes la limite des 20 et 30 mètres de profondeur (les « isobathes » ). Il mesurera la hauteur des marées, la salinité de l'eau, prélèvera des sédiments au fond de l'océan qui seront congelés dans le bateau et analysés à son retour à Brest. Le travail de l'équipage ne se limite pas à la mer. Sur terre, les hydrographes mesurent les quais et les repères visuels utilisés par les marins.
(SR)
LE NAVIRE, UN ÉTABLISSEMENT PUBLIC
Car la finalité, c'est celle-là : mettre à jour des cartes marines utilisées par l'ensemble des navires, qu'ils soient militaires ou civils. « Les travaux vont bénéficier à tous les navigateurs et tous les scientifiques » , résume Ronan Creach. Si les mesures prennent du temps, l'actualisation des cartes en prend encore plus, jusqu'à trois années.
Pour faire tourner le bateau et assurer le travail hydrographique, le Borda est composé d'un équipage mixte : 38 militaires et 12 experts en hydrographie. Même s'il est blanc (contrairement à ses autres navires qui sont gris), il est bel et bien un bâtiment de la marine nationale mais travaille pour le Shom (Service hydrographique et océanographique de la marine). Originellement, ce service était exclusivement militaire. Depuis 2007, il s'agit d'un établissement public.
- REPÈRES
- Caractéristiques du Borda
Équipage : 50 personnes dont 4 femmes
Longueur : 60 mètres
Largeur : 11 mètres
Vitesse : 12 noeuds (22 km/h)
Tirant d'eau : 3,60 mètres
Tonnage : 1 000 tonnes
Autonomie : 20 jours

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