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Conseil d’État

Nouvel épisode pour l’AEX crique Nelson

Vendredi 7 Juin 2019 - 03h20

Hier, un nouvel épisode des procédures visant à la suspension de l’arrêté du 1er octobre 2018 par lequel le préfet a autorisé l’entreprise Trajan à exploiter une mine aurifère sur la crique Nelson, à Kourou, s’est joué à Paris. Derrière cette action, on trouve sept requérants dont Guyane Nature Environnement. Après le rejet pour défaut d’urgence de la requête par le tribunal administratif de Guyane, c’est devant le Conseil d’État que le dossier est arrivé. Le délibéré doit être rendu dans les prochains jours mais les conclusions du rapporteurs ne penchent pas en faveur des plaignants.

« Précautions suffisantes »

« Le rapporteur public a considéré que l’ordonnance du juge des référés était suffisamment motivée et a conclu au rejet du pourvoi. Dans son rappel des faits, le rapporteur public a avancé que l’exploitation sur la crique Nelson serait bénéfique au développement économique de la région et participerait à la création d’emplois. Il a ajouté que les atteintes à l’environnement sont inhérentes à ce type d’exploitation et que des précautions suffisantes devaient être prises afin de protéger l’environnement », indique leur avocat, Sébastien Mabile.

Thomas Saunier, président de la Compagnie des guides de Guyane, est déçu. « Le caractère économique l’emporte sur le risque de pollution du fleuve où se trouve en aval : deux stations de captage d’eau potable et plusieurs structures touristiques. Aucune leçon n’est tirée des dernières catastrophes du secteur minier à travers le monde. Il faut attendre la catastrophe pour que la justice considère le caractère urgent. »

Aucune audience n’a encore été programmée au tribunal administratif pour l’examen du fond du dossier : le recours en annulation.

A. G.

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