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Mandat d’arrêt contre Joël Coeta

Jeudi 12 Décembre 2019 - 03h15
Mandat d’arrêt contre Joël Coeta

L’organisateur de spectacle et conseiller municipal de Macouria a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour des infractions financières. Absent à l’audience mardi, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Son avocate et le parquet font appel. L’entrepreneur dénonce la non-communication du dossier.

La Nuit des crooners, c’est lui. La gestion de Nana en 2014 et 2015 également. Entrepreneur de spectacle à succès, Joël Coeta est depuis mardi sous le coup d’un mandat d’arrêt. Pour de nombreuses infractions financières liées à l’organisation de divers événements culturels.

Joël Coeta, qui est aussi conseiller municipal à Macouria, a fait l’objet d’un signalement par Tracfin, le service de renseignement placé du ministère de l’Action et des Comptes publics. Tracfin « concourt au développement d’une économie saine en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent (...) », explique son site internet. Placé deux fois en garde à vue, l’entrepreneur de spectacle a vu un de ses biens immobiliers saisi à la demande de Tracfin. Il été convoqué le 1er octobre au tribunal pour répondre de diverses infractions financières telles banqueroute, détournements et abus. Il ne s’est pas présenté à l’audience, ni aucun avocat.

« Il sera très vite appréhendé »

Mardi, les juges l’ont condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis et à une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans. Ils ont délivré un mandat d’arrêt, en raison de son absence. Un verdict « dans l’esprit des réquisitions du parquet », selon le procureur de la République Samuel Finielz. Le parquet a toutefois fait appel car il souhaitait que les juges ordonnassent « la confiscation du bien immobilier ». Lucie Louzé-Donzenac, avocate de Joël Coeta, a indiqué avoir également fait appel. Hier soir, Samuel Finielz assurait que Joël Coeta « sera très prochainement appréhendé. Il pourra faire une demande de remise en liberté. »

De son côté, l’entrepreneur, que FA Guyane a rencontré hier midi, conteste le déroulement de la procédure. Il reproche aux magistrats de ne pas lui avoir communiqué le dossier avant l’audience. « Si j’étais venu (au tribunal) le 1er octobre, j’aurais dit quoi, puisque je n’avais pas de dossier ? » Joël Coeta assure avoir « répondu à tout » en garde à vue. « Ils ont fait une perquisition chez moi. Ils ont toutes mes pièces. Sans ces pièces, je ne peux pas prouver. »

« Permettre l’exercice des droits de la défense »

Son avocate Lucie Louzé-Donzenac est également remontée. « Quand on voit les chefs de poursuite, ce dossier aurait dû faire l’objet d'une information judiciaire, pour permettre un véritable exercice des droits de la défense. Là, nous avons une enquête qui a été menée sous la direction du parquet. Il y a un rapport d’expertise comptable qui n’a pas été communiqué. Peut-être y a-t-il des affaires que le parquet veut faire aller plus vite... »

Pour Samuel Finielz, qui n’infirme ni ne confirme la non-transmission du dossier, le problème n’est pas là : « Quand on a une convocation au tribunal, on se rend au tribunal. Ces problèmes de communication de dossier sont évoqués à l’audience. »

P.-Y. C.

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3 commentaires

Vos commentaires

tronokar 12.12.2019

Encore un édile guyanais qui déborde d'honnêteté ! Un de plus...

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skol973 12.12.2019

Courage mon ami car c'est très dur ce qui t'arrive actuellement.

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Gérard Manvussa 12.12.2019

C'est très dur mais son avocate ne pouvait pas demander le dossier avant le procès ?

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