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Les peuples autochtones dénoncent la « posture colonialiste de la France »

Vendredi 26 avril 2019
Les peuples autochtones dénoncent la « posture colonialiste de la France »
Christophe Pierre, vice-président du Grand conseil coutumier et Claudette Labonté, suppléante de Jean Nacis au GCC, - DR

Comment mettre en valeur le rôle de la transmission du savoir traditionnel pour la survie des sociétés autochtones mais aussi l’importance de ces connaissances pour répondre aux défis globaux ? C’est la question au cœur de la 18e session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones. Claudette Labonté, suppléante de Jean Nacis au Grand conseil coutumier (GCC), Christophe Pierre, vice-président du GCC, et Alexandre Sommer-Schaechtele, secrétaire général de l’Organisation des nations autochtones de Guyane (Onag) y assistent jusqu’au 3 mai. Ils vont échanger avec les 1 000 participants sur les connaissances traditionnelles, leur développement, leur transmission et leur protection.

Mardi, Christophe Pierre s’est notamment exprimé pour dénoncer « une posture colonialiste de l’État français […] La transmission de nos savoirs traditionnels est mise en danger par une valorisation précaire des langues autochtones, le non-respect de nos pratiques traditionnelles en matières d’accès et de gestion des ressources naturelles — la chasse, notamment, est menacée —, l’absence d’une protection juridique pour l’ensemble de nos expressions culturelles pour lutter contre les détournements et les utilisations abusives. »

Claudette Labonté a quant elle interpellé hier Victoria Tauli Corpuz, la rapporteure spéciale de l’ONU, sur des cas de viols de droits des peuples autochtones.

A. G.

Les discours sont retransmis en direct sur webtv.un.org.

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6 commentaires

Vos commentaires

Paassy 27.04.2019

Amusants les commentaires !
500 ans que les autochtones s'acharnent à conserver leurs modes de vie dans le monde entier, et on leur reproche cela.
Culot tout colonial en fait. Celui d'occidentaux Guyanais ou pas, qui ne supportent pas les amérindiens car ils les renvoient à leur situations d'esclaves d'une société consumériste aux identités et traditions dissoutes.
L'idéal commun à ces tristes sires : la volonté d'assimiler au plus vite ces résistants, qu'ils soient eux aussi condamnés à la même peine capitaliste.

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Mattaio 20.05.2019
Réponse à Paassy

Tout à fait d'accord. Cela reflète malheureusement la situation en Guyane, au Brésil et ailleurs. Il faut pourtant en finir avec ce capitalisme destructeur qui ne voit que "ressources" à exploiter là où se trouve la beauté même de la vie. Il y a urgence : les océans, grands régulateurs du climat et pourvoyeurs de plus de la moitié de l'oxygène que nous respirons, sont à l'agonie. Protéger la diversité culturelle c'est protéger la biodiversité, dont 80% subsiste sur les terres autochtones qui échappent à l'exploitation systématique.

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joko973 27.04.2019

Les traditions sont faites pour évoluer sinon nous en serions encore à l'âge de pierre. La jeunesse autochtone n'est pas différente des autres, elle est tiraillée entre tradition et modernité. Rien à voire avec le colonialisme, un vieux discours qui ne sert qu'à rallumer les braises d'un combat d'arrière garde...

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g6d 26.04.2019
Rétroviseur

À force de regarder le passé, ils ne savent pas proposer un avenir adapté au monde d'aujourd'hui. Les "Noirs Marrons " avancent sans renier leurs spécificités ni leurs traditions et ne revendiquent que d'appartenir au XXIÈME siècle. Ils ne restent pas bloqués à un autre siècle dont les conditions de vie sont idéalisée, car ils n'y sont pas encouragés par toutes sortes de bonnes âmes.

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Gérard Manvussa 26.04.2019

Les représentants sont constamment en voyages payés par la princesse. Pour quelles avancées ? C'est l'indignation à bon compte

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Gérard Manvussa 26.04.2019

Et blablable, c'est de l'affichage. Il faut aller un peu plus au fond : le scandale du mercure etc

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