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justice

Les fonctionnaires de greffes perturbent l’audience de rentrée solennel de leur patron

Mercredi 22 Janvier 2020 - 03h05
 Les fonctionnaires de greffes perturbent l’audience de rentrée solennel de leur patron
Les fonctionnaires et personnels de greffe de la justice en Guyane dénoncent la rupture du dialogue sociale avec les chefs de Cour et de juridiction. - BERNARD DORDONNE

Les organisations syndicales des fonctionnaires des services judiciaires de Guyane ont fortement perturbé l’audience de rentrée de la cour d’appel de Cayenne qui s’est tenue lundi en fin de matinée en présence de nombreuses personnalités dont le préfet, le président de la CTG et le maire du chef-lieu.

Les organisations syndicales des fonctionnaires des services judiciaires de Guyane se sont mobilisés lundi devant les locaux de la cour d’appel et ont interpellé les personnes qui se rendaient à l’audience de rentrée sur « la dégradation de leur condition de travail et le manque respect aux fonctionnaires des chefs de cour. »

Les manifestants ont pointé du doigt, dans une lettre ouverte, la rupture du dialogue social et des comportements néfastes à l’ensemble des personnels de greffe, qui dégradent chaque jour les conditions de travail des agents dans les services.

Fouad Yahyaoui, porte-parole de l’intersyndicale ne décolère pas : « Malgré un préavis de grève, ni les chefs de cour, ni les chefs de juridiction n’ont daigné accepter le dialogue avec les organisations syndicales des fonctionnaires. C’est aujourd’hui (lundi, ndlr), quelques minutes avant la tenue de l’audience de rentrée, qu’ils nous ont donné un rendez-vous pour vendredi à condition de dégager devant les locaux de la cour d’appel. »

En dépit de la proposition de rencontre de dernière minute, à laquelle, les syndicats comptent se rendre, et malgré l’ultimatum qui leur ont été faits de cesser la mobilisation pour permettre le déroulement serein de l’audience de rentrée, la manifestation des personnels de greffe n’a pas faiblit. Elle s’est au contraire renforcée par la présence et le soutien actif de deux leaders syndicaux, Davy Rimane et le secrétaire général de l’UTG Jean-Marc Chemin, deux ténors des mouvements sociaux de mars avril 2017.

Des excuses écrites réclamées

« Nous avons assez souffert des rétentions d’information afin de protéger la carrière des magistrats. La majorité d’entre eux ne cherchent qu’après la productivité afin de garantir une rentable prime », indiquent les grévistes. Les organisations syndicales reprochent aux chefs de cour de n’avoir tenu aucun engagement concernant la situation immobilière. Elles prennent comme exemple pour justifier le manque d’écoute des chefs de juridictions, le fait que le tribunal judiciaire soit éclaté sur six sites différents. « Ils critiquent les fonctionnaires en omettant de rappeler le contexte », rappelle l’intersyndical.

Lors de l’opération coup de poing à l’audience de rentrée de la cour d’appel, les syndicats ont exigé l’arrêt des propos tenus par les chefs de cour et de juridictions tendant à faire croire aux interlocuteurs que les représentants syndicaux n’ont pour objectif que de perturber le fonctionnement et la continuité du service public de la justice en Guyane.

Pour bien montrer leur détermination à se faire respecter par les chefs de cour mais aussi pour montrer aux invités présents à l’audience que leur objectif n’était pas de perturber le fonctionnement et la continuité du service public de la justice, les grévistes ont exigé des excuses écrites envers les personnels de greffe et ont aussi remis à chaque invité un courrier concernant leur condition de travail envoyé à la ministre de la justice. Dans la lettre ouverte, ils exigent un renfort en fonctionnaire de greffe pour atteindre un effectif réel au nombre prévu par la circulaire de localisation des emplois, des moyens matériels suffisants, adaptés et fonctionnels, le retour du dialogue social. Ils rappelle que la mobilisation des personnels de greffe de la justice ne concerne pas de la réforme des retraites.

Bernard DORDONNE