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TRIBUNAL

Les dérives de l'amour

D. St-J. Mercredi 28 août 2013
Les dérives de l'amour

« La meuf rôdait trop autour de mon mec » , explique une habitante de Kourou, pour justifier d'avoir balafré une prostituée. Quant à ce prévenu de Camopi, trop entreprenant, il a tiré deux coups de feu pour faire peur, lors de sa soirée d'anniversaire.

Les faits qui ont conduit devant les juges une femme âgée de 26 ans se sont déroulés durant la nuit du 4 au 5 juillet à Kourou. Reprochant à une prostituée de s'occuper de son compagnon, elle lui a jeté une canette de bière, puis la frappa à la tête avec une autre canette... Elle est repartie avant de revenir avec un cutter et elle balafra la victime de l'oreille à la lèvre. « J'ai pété les plombs. J'avais fumé du crack! Elle rôdait trop autour de mon mec! » explique la prévenue, qui poursuit : « La meuf était toujours dans les parages. Je me suis défoulée sur elle » .
Le procureur souligne que la victime a été défigurée. Pour ces faits de violence aggravée, une peine de vingt-quatre mois de prison dont dix-huit avec sursis est requise. Une obligation de soins, l'interdiction de rencontrer la victime et le maintien en détention sont également demandés. Pour Me Audrey Delahaye, qui assure la défense, « il faut prendre en compte le contexte » et le fait que sa cliente était sous l'emprise du crack...
Après délibérations, Audrey Bellance est condamnée à dix-huit mois de prison dont douze avec sursis, et une mise à l'épreuve de deux ans avec obligation de travail ou de suivre une formation, et d'indemniser la victime.
COUP DE FEU À CAMOPI
Le 23 juillet, un habitant de Camopi fêtait ses 55 ans. La soirée d'anniversaire a failli mal se terminer, car l'un des participants, estimant que l'on se moquait de lui, a été cherché un fusil de chasse (voir France-Guyane du jeudi 25 juillet). Il a tiré un coup de feu au sol mais les plombs ont ricoché et blessé au mollet l'époux d'une des femmes qu'il avait importunées. Âgé de 28 ans, Mao Panapuy a comparu pour « violences aggravées » . « Ils hurlaient, j'ai tiré à terre pour les calmer! » déclare-t-il pour justifier son geste, en insistant : « J'étais énervé. Tout le village m'accusait de choses qui ne sont pas vraies. » Pour le procureur, « la peine plancher de trois ans doit être prononcée en raison de la récidive » . Il s'interroge également sur la réinsertion du prévenu dans son village et rappelle que lorsqu'il s'est rendu aux gendarmes, il ne savait pas « s'il avait tué ou blessé la victime » .
Me Fabienne Landry souligne l'alcoolisation de son client, qui a réagi en voyant une hache alors qu'il se sentait ridiculisé. « Il n'a jamais fui ses responsabilités. Il s'est rendu lui-même aux gendarmes. Il est dans une situation de détresse et essaie de s'en sortir. » Après délibérations, Mao Panapuy est condamné à dix-huit mois de prison avec maintien en détention. La peine plancher est écartée en prenant en considération les circonstances.

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