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Les chiffres qui inquiètent les enseignants

Vendredi 15 mars 2019
Les chiffres qui inquiètent les enseignants
Manifs profs - Gabrielle Trottmann

La journée s’annonce très perturbée dans les collèges et les lycées. Les syndicats d’enseignants appellent à la grève pour exiger soit le report, soit l’annulation des réformes en cours au sein de l’Éducation nationale. Au cœur du bras de fer, les chiffres qui servent à la préparation de la prochaine rentrée scolaire.

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C’est le nombre de postes qui pourraient disparaître dans les lycées d’enseignement général, technologique et polyvalent, d’après le syndicat majoritaire auprès des enseignants, l’Unsa. Les lycées Félix-Éboué, Monerville, Gontran-Damas, Bertene-Juminer et Lama-Prévot seraient concernés. Les lycées professionnels seraient épargnés.

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Le nombre de postes qui disparaîtraient au collège (Achmat-Kartadinama, Arsène-Bouyer-D’angma, Ma-Aiye, Paul-Jean-Louis). Le rectorat n’a ni confirmé ni apporté de démenti officiel à ces chiffres.

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C’est le nombre d’heures dont devraient disposer l’ensemble des lycées généraux et polyvalents pour organiser leurs cours dans l’académie l’année prochaine, d’après les derniers documents de préparation de la rentrée. Cela représente une perte d’un peu plus de 600 heures par rapport à l’année précédente. Cette diminution s’opère dans le cadre d’une refonte globale de l’enseignement dans le secondaire à l’échelle nationale : les filières disparaissent, au profit des spécialités. Mais les syndicats d’enseignants estiment que l’académie de Guyane n’est pas prête à encaisser une telle réforme, à l’heure actuelle.

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Le nombre de lycéens supplémentaires qui devraient être scolarisés par rapport à l’année précédente dans les lycées généraux et polyvalents.

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Le nombre de collégiens supplémentaires qui devraient être scolarisés par rapport à l’année précédente.

Ces chiffres sont susceptibles d’évoluer, en fonction du dialogue entre le rectorat et les syndicats, de la mise en place des réformes et des choix de spécialisation des élèves d’ici à la fin de l’année scolaire. Mais les syndicats d’enseignants refusent de les approuver en l’état : ils peuvent donc soit refuser de siéger au comité technique académique qui doit avoir lieu aujourd’hui, soit voter contre. Après deux refus de leur part, le rectorat peut passer en force pour les imposer.

G. T.

Seïfiann Malac

Que penses-tu des réformes en cours au sein de l’Éducation nationale ?

Je ne suis pas contre la réforme du lycée. En soi, à titre personnel, je trouve que casser les filières, c’est une très bonne chose. Cela permettra à des jeunes qui ont à la fois envie de faire des lettres et des sciences de ne pas avoir à choisir entre les deux, et de casser les stéréotypes sur certaines matières. Pour les élèves, cela peut représenter une vraie chance. Mais il faut avoir les moyens de la mettre en place dans des bonnes conditions ! Je soutiens totalement les enseignants dans leur lutte contre les suppressions de postes.

En quoi le manque de moyens pour l’éducation en Guyane t’affecte-t-il ?

Je suis en première ES et je n’ai pas pu avoir de cours de maths jusqu’au mois de novembre, cette année, du fait du manque d’enseignants. Une autre classe de mon lycée n’a pas eu de cours d’économie pendant deux mois. Cela pose de vrais problèmes pour rattraper les cours, surtout dans la mesure où nous préparons actuellement nos épreuves de bac blanc.

Est-ce qu’il vaudrait mieux reporter les réformes ou les annuler complètement, selon toi ?

À quoi est-ce que cela sert de reporter les réformes, encore et toujours ? Par ailleurs, je trouverais cela vraiment dommage de ne pas essayer, de ne pas laisser sa chance au changement. Ce n’est pas facile à mettre en place, cela prendra sans doute du temps avant de fonctionner correctement, mais cela vaut la peine d’être tenté. Je suis pour la réforme du lycée, dès maintenant, avec davantage de moyens, dès maintenant.

Propos recueillis par Gabrielle TROTTMANN

Seïfiann 2 - Gabrielle Trottmann
Une brigade de remplacement dans les collèges et les lycées ?

Le rectorat envisagerait la création d'une "brigade de remplacement" dans les collèges et les lycées pour éteindre l'incendie : un groupe de professeurs qui tourneraient en permanence entre différents établissements, comme cela existe déjà dans les écoles. L'idée est intéressante sur le principe pour Florent Henion, co-secrétaire académique du SNES-FSU : "mais nous demandons la mise en place de groupes de travail pour préparer cette brigade dans de bonnes conditions, afin qu'on ne demande pas à un professeur de donner un cours à Kourou un jour et le lendemain à Saint-Laurent du Maroni." Affaire à suivre...

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