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Le projet Rexma bloqué par Arnaud Montebourg

D. St-J. / K. A. Lundi 26 août 2013
Le projet Rexma bloqué par Arnaud Montebourg
Le permis de construire du site a été délivré au sein du Parc national de Guyane, ce qui crée une polémique (DR)

À la demande du ministre du Redressement productif, le préfet invite la société Rexma à lui apporter des éclaircissements, après l'ouverture d'une enquête judiciaire concernant l'obtention du permis pour le site « Limonade » à Saül.

Vendredi, le ministre de Redressement productif a relancé de manière inattendue le dossier Rexma. Relancer ou enterrer ? Il est aujourd'hui encore trop tôt pour le dire, même si les mots d'Arnaud Montebourg sonnent comme un sérieux avertissement. En fin de semaine dernière, il adressait une lettre au préfet l'invitant à ne pas autoriser le lancement des travaux prévus par la société Rexma. Un feu vert que la société espérait depuis plusieurs mois et ce, malgré la polémique née de l'obtention d'un permis d'exploitation accordée début mai 2012 par Éric Besson, alors ministre en charge de l'Industrie et des Mines. Plusieurs voix se sont élevées pour manifester contre l'emplacement de ce permis, c'est-à-dire au sein du Parc national de Guyane.
« UNE RÉPONSE SATISFAISANTE ET DÉFINITIVEMENT INCONTESTABLE »
Le permis avait été accordé suite notamment à un avis favorable d'une enquête publique organisée en 2009. Mais depuis, les résultats de cette enquête sont sujets à controverse. À telle enseigne que le parquet de Cayenne a ouvert une enquête préliminaire pour faux et usage de faux concernant le rapport de l'étude soumis à enquête publique. « Ces faits, écrit Montebourg, s'ils étaient avérés seraientd'une extrême gravité et conduiraient l'État à retirer sans délai le permis d'exploitation déjà accordé » .
Mais le ministre ne veut pas préjuger des suites de l'instruction en cours. Il invite Éric Spitz à ne pas autoriser le lancement des travaux, en raison des « risques éventuels d'atteinte à l'environnement, à la flore et à la faune si le rapport d'étude devait avoir été effectivement tronqué » . Le ministre encourage le préfet à procéder à des demandes d'éclaircissements et de précisions auprès de la Rexma et d'autres institutions à même de déterminer s'il existe ou non un risque.
Vendredi soir, le préfet a annoncé qu'il avait interpellé la Rexma afin qu'elle lui apporte « rapidement tous les éclaircissements jugés utiles » . Selon Montebourg, tant qu'aucune « réponse satisfaisante et définitivement incontestable n'aura été apportée, et tant que la justice n'aura pas apporté de décision définitive à ces enquêtes en cours, la procédure devra être suspendue » .

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