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Le premier des pompiers quitte sa terre natale

Sébastien ROSELÉ Samedi 24 août 2013
Le premier des pompiers quitte sa terre natale
Le lieutenant-colonel Sylvain Montgénie devant le bâtiment de la direction des pompiers, la semaine dernière (SR)

Sylvain Montgénie, 49 ans, quitte la direction des pompiers du département pour prendre celle de Martinique. Portrait de celui qui fut le premier Guyanais à la tête des soldats du feu.

C'est par un courriel aussi lapidaire que pudique que Sylvain Montgénie, 49 ans, a annoncé son départ pour la Martinique, après sept années passées à la tête des pompiers du département. Il quitte le département dimanche et prendra ses nouvelles fonctions le 1er octobre. « Ce fut une fierté d'être le directeur dans mon département d'origine » , raconte-t-il.
C'est à Cayenne, en 1988, que sa carrière de pompier professionnel commence. Il est lieutenant. Les casernes sont alors communales. Il faudra attendre 2001 pour que la départementalisation des pompiers prenne effet. Il passe le grade de capitaine en 1995 puis celui de commandant en 2000. Entretemps, il devient le responsable du groupement des services techniques à la direction départementale du service d'incendie et de secours (Sdis). « Tous les cinq ans, les Sdis sont inspectés. Un colonel venu de l'Hexagone, une pointure, m'a incité à partir pour acquérir de l'expérience et accéder à des postes à responsabilité. » C'est ce qu'il a fait. En 2002, il devient directeur adjoint des pompiers du Tarn-et-Garonne. « J'étais commandé par la seule femme directrice départementale » , annonce-t-il fièrement. Et, en parlant de femmes, il rend hommage à la sienne qui a su le suivre et changer de vie, avec leurs cinq enfants. « J'ai la chance d'avoir une épouse formidable. »
DES COTISATIONS NON VERSÉES
Retour dans au pays natal en avril 2006. Il est passé au grade de lieutenant-colonel dans l'intervalle. « Le Sdis était dans une situation pas facile » , explique un officier. Sylvain Montgénie confirme. « La départementalisation avait été complètement ratée. Il n'y avait pas d'adéquation entre les contributions des communes et les dépenses. En 2006, 13 millions d'euros de cotisations n'avaient pas été versées. »
Le patron des pompiers guyanais a réussi à redresser la barre. Difficilement. Et il reste encore du travail à faire. Car en 2012, 4,3 millions d'euros de cotisations n'avaient toujours pas été versées par certaines communes. En contrepartie, en sept années, le budget alloué par le conseil général aux pompiers a progressé de 57%.
Ce redressement a nécessité un gros travail, constate un officier des pompiers. « Sylvain Montgénie est un type brillant et intelligent. Mais il a fini par s'essouffler. » L'intéressé explique qu'« il faut savoir passer la main » . Avant d'être accepté en Martinique, il avait envoyé six candidatures à des postes de directeur dans l'Hexagone.
En Martinique, il s'attend à ce que ce ne soit « pas évident » . Mais, après toutes les difficultés qu'il a rencontrées ici, son nouveau poste ne devrait pas être un cap infranchissable.
- REPÈRES
Pas de successeur
- Pour l'heure, le poste de directeur départemental d'incendie et de secours (Sdis) guyanais est vacant. Les candidats ont jusqu'à début septembre pour envoyer leur dossier. Puis ce sera au président du Sdis et au préfet de choisir. En attendant, c'est le numéro deux, le lieutenant-colonel Michel Henriot, qui assure l'intérim.
Neuf cents salariés
Le Sdis de Guyane, ce sont 15 centres de secours, 206 pompiers professionnels, 640 volontaires et 54 personnels administratifs et techniques.
Roura et Matoury : mauvais élèves
Avec respectivement 1,6 million et 2,1 millions d'euros d'impayés, les deux communes qui doivent le plus d'argent au Sdis.

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