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Tribunal

Le « mariage » de la coke et de la berline allemande

Vendredi 20 septembre 2019
Le « mariage » de la coke et de la berline allemande

Très entouré, ce jeune homme de 30 ans, né au Suriname. Les trois quarts de la salle d’audience étaient remplis par des membres de sa famille, des amis, voire peut-être des voisins, lesquels sont venus, à tour de rôle, lui dire quelques mots dans son box, lors de la suspension d’audience. Et était également présent son frère aîné, très actif et très remuant, qui, avec l’autorisation du tribunal, s’est fendu d’une courte déclaration. « Mon frère a fait une grosse bêtise, il regrette, il ne recommencera pas. » Des propos qui ont fait bondir la représentante du parquet, Séverine Bouchet. « Non, ce n’est pas une bêtise, c’est un délit », asséne-t-elle d’une voix forte lors de ses réquisitions. La « grosse bêtise » en question, ce sont près de 10 kilos de cocaïne dissimulés dans des cubitainers vides de rhum, découverts le 6 septembre par les douaniers en poste à l’aéroport Félix-Éboué.

« Pourquoi ce transport ? », demande la présidente du tribunal, Carole Pantalacci. « Pour assurer la rentrée scolaire de mon fils », répond dans un premier temps le prévenu… La somme promise par un certain Marlone — environ 50 000 euros — incitera la magistrate à pousser un peu plus son interrogatoire. Non seulement le prévenu était en proie à des difficultés financières récurrentes, mais qu’il avait en projet l’acquisition d’une berline allemande haut de gamme.

« L’argent facile pour satisfaire ses caprices », dénoncera la substitut du procureur, qui demande une peine de trois ans de prison, avec maintien en détention. « Mon client a été pris dans une machine infernale, plaidera de son côté Me Saphia Benhamida, entre interdits bancaires, remboursements de prêts... Mais il est socialisé, a un emploi, s’occupe de son enfant. La case prison n’est vraiment pas nécessaire. Une peine aménageable serait préférable. » Verdict du tribunal : quatre ans de prison, dont deux avec sursis, une amende douanière de 8 000 euros.

M. L. T.

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