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Le groupe France-Antilles/France-Guyane est liquidé, le journal disparaît

Jeudi 30 janvier 2020
Le groupe France-Antilles/France-Guyane est liquidé, le journal disparaît

Le tribunal de commerce de Fort-de-France a décidé la liquidation judiciaire du groupe détenu par AJR Participation ce jeudi 30 janvier 2020. La société était en redressement judiciaire depuis le 25 juin 2019. Le mot de notre rédacteur en chef :

 
 
ÉDITORIAL

Il s’en va le temps du quotidien papier en Guyane…

Vos habitudes de lecture changeront (peut-être), mais une chose est certaine : la pluralité de l’offre éditoriale doit continuer d’exister dans notre péyi.

Toutes les idéologies, tous les courants de pensées ont leur place et cette donnée n’est pas négociable selon nous.

L’actualité par tous et pour tous doit exister et perdurer.

Si France-Guyane a pu plaire ou pas, ces dernières années c’est un signe que la démocratie s’est exprimée.

Alors à nos fidèles lecteurs et/ou détracteurs, un grand MERCI pour votre fidélité.

Un grand merci pour vos avis, critiques qui permettent toujours d’avancer et de s’améliorer.

Un grand merci à toutes nos équipes : imprimerie, administration, comptabilité, diffusion, commercialisation, rédaction, etc. Ces femmes et ces hommes qui ont consacré un nombre incalculable d’heures à la production de ce quotidien, toujours avec passion et abnégation, dans les bons comme dans les mauvais moments.

Des remerciements appuyés aussi à nos diffuseurs qui ont contribué à « véhiculer » la voix de France-Guyane sur l’ensemble du territoire.

Nous remercions aussi les annonceurs, contributeurs quels qu’ils soient qui ont cru à l’impact du seul quotidien de Guyane.

Merci infiniment à vous qui que vous soyez pour votre confiance.

Hermann ROSE-ELIE

Rédacteur en Chef


 
 
 
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE ANTOINE KARAM :

 
Ce jour, le tribunal mixte de commerce de Fort de France a prononcé la liquidation judiciaire, avec arrêt immédiat de l’activité, du groupe de presse France-Antilles, éditeur des trois quotidiens de Martinique, Guadeloupe et Guyane.
Je ne peux rester indifférent à l’annonce de la fermeture définitive du seul et unique quotidien papier de Guyane. Bien que n’ayant pas toujours été en accord avec sa ligne éditoriale, c’est avec un grand regret que je reçois sa disparition.
Je serai naturellement attentif au traitement qui sera réservé aux salariés de France-Guyane. Dévoués, ces derniers se seront battus avec toute leur ardeur pour maintenir en vie ce journal, témoin privilégié de l’évolution de notre territoire pendant plus de quatre décennies.
La Guyane, la Martinique et la Guadeloupe sont désormais les seuls départements de France à ne plus disposer de presse écrite quotidienne régionale. Or, l’existence d’une presse pluraliste et diversifiée constitue une exigence démocratique.
Aussi, j’espère vivement que d’autres initiatives verront prochainement le jour pour faire renaître cette noble tradition qu’est la presse écrite locale.
 
 
 
 




 
 
Remire-Montjoly, le 30 janvier 2020
 
Solidarité avec les collègues de France Antilles Guyane

Les journalistes de l’Union Internationale de la Presse Francophone de Guyane (UPF-G) ont appris ce jeudi 30 janvier 2020 avec tristesse la liquidation judiciaire de l’unique quotidien de la Guyane et des Antilles par le tribunal de commerce de Fort-de-France.
 
Ce quotidien qui constitue un pan incontournable du patrimoine de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane disparaît presque dans l’indifférence après 56 ans de bons et loyaux services.
 
235 salariés sont désormais au chômage forcé. Ils sont sous le choc après des combats régulièrement menés pour informer les différentes populations et sauvegarder le premier journal généraliste des Antilles Guyane fondée en Martinique par Robert Hersant en mars 1964.
 
L’arrêt brutal de France Antilles-Guyane constitue un handicap majeur pour la pluralité d’expression. La fin de l’unique quotidien aux Antilles-Guyane est une atteinte à la pluralité d’expression dans nos régions.  Cette situation, à l’heure du développement des réseaux sociaux et des Fake-News inquiète au plus haut point l’UPF Guyane.
 
Les journalistes de l’Union Internationale de la Presse Francophone de Guyane réaffirment leur solidarité à l’ensemble des salariés du groupe, notamment les confrères et consœurs.
 
Ces derniers sont désormais contraints de ne plus pouvoir exercer leurs métiers à l’aube de nouvelles échéances électorales, de la réforme des retraites, des grands projets de transformation de la région, de rencontres sportives et culturelles…
 
L’UPF Guyane demande aux autorités et aux forces vives des Antilles Guyane de soutenir ces pères et mères de famille désormais sans emploi.

Frantz Montoban                      Président UPF Guyane
 
 


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32 commentaires

Vos commentaires

Gérard Manvussa 31.01.2020

Tous les faux-culs de première qui n'auront pas bougé une oreille pour sauver ce journal ou essayer de l'améliorer vont faire savoir qu'ils versent leur petite larme

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siage 31.01.2020

Pour les personnes ayant un abonnement en cours avec virement automatique, que va t'il se passer?
Comment résilier et le virement de février va t'il être exécuté?

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Nespresso 31.01.2020

Le virement est à résilier auprès de votre banque, via Internet ou mieux en téléphonant ou en y allant pour être sûr de bloquer le prélèvement de février avant qu'il n'ait lieu.

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Kikiwideguyane 31.01.2020
Receuillement

Rodolphe ALEXANDRE, Leon BERTRAND, Total, Montagne d or, les futurs chiens ecrases, les turfistes demandent a la population a se joindre a eux pour une minute de silence

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Kikiwideguyane 31.01.2020
Receuillement

Rodolphe ALEXANDRE, Leon BERTRAND, Total, Montagne d or, les futurs chiens ecrases, les turfistes demandent a la population a se joindre a eux pour une minute de silence

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A ban kourt... 31.01.2020
Place aux médias locaux ?

Le lobby minier international et celui de la pwofitasyon, aidés de leurs petits soldats du développement kolonialiste perdent ici un allié de taille.
Espérons néanmoins que le vide laissé par la disparition de cette « usine à gaz » permettra à plusieurs médias locaux de s’épanouir dans la sobriété, avec pour ligne éditoriale liberté d’expression, opiniâtreté et investigation de l’information.

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beijaflor 31.01.2020

A ban kourt...attention nous sommes en 2020, vous avez un siècle de retard dans votre perception du monde qui vous entoure! je suis impatiente de lire le journal que allez créer puisque d'après votre post vous êtes un expert!

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Georges de Cayenne 31.01.2020
A ban kout ?

"A ban kourt" ou "a ban kout" ?

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cyus6366 31.01.2020
Lamentable

DTC = Dans ton cul?Pendant que des travailleurs de l'ombre se retrouvent au chômage vous avez le toupet de faire des cours de français et de trouver que c'est bien fait pour eux?

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jess 30.01.2020

évidement les guyanais ne s'entendront jamais pour faire un journal. sans les antillais et français. Un journal que Guyanais. mais guyamag parle des antilles encore une farce.

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