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Le centre spatial gère ses risques dans le désintérêt le plus total

P.-Y.C. Samedi 17 août 2013
Le centre spatial gère ses risques dans le désintérêt le plus total
Les installations du centre spatial (photo d'archives)

Personne n'a consulté le plan de prévention des risques du CSG, dont l'enquête publique se terminait mercredi. Il est possible d'envoyer des questions et des remarques au commissaire enquêteur jusqu'à jeudi.

À part les salariés du centre spatial (CSG) et les responsables de sa sécurité, qui s'intéresse aux risques que représentent ses installations ? Mercredi s'est terminée l'enquête publique sur le plan de prévention des risques technologiques des installations d'Ariane, Soyouz et Véga. Elle a duré un mois. Personne ne s'y est rendu. Ni à la mairie de Kourou, ni à celle de Sinnamary. Pas même les associations environnementales. Christian Roudgé, coordinateur de Guyane Nature Environnement, reconnaît qu'il n'était pas au courant et note que la préfecture ne l'a pas mentionnée sur son site.
LE PUBLIC A DÉSERTÉ LES RÉUNIONS
Deux réunions publiques ont été organisées sur le sujet, à Kourou et Sinnamary. De l'avis d'un participant aux deux réunions, hormis les élus et le personnel de mairie, le public était rare.
Un avis a aussi été demandé, en octobre 2012, aux mairies de Kourou et de Sinnamary, Région, Département, CSG et commission locale d'information et de concertation (Clic). Seuls Sinnamary et le CSG ont répondu. La première pour demander une réunion publique.
Au conseil général, le président Alain Tien-Liong assure que la demande d'avis « n'a pas été apportée à (sa) connaissance. Nous ne faisons pas de tri dans les avis qu'on nous demande. Ils passent tous en plénière. » À Kourou, le maire Jean-Étienne Antoinette précise que la mairie rendra un avis après le rapport du commissaire enquêteur.
Il est possible d'adresser ses questions et commentaires au commissaire enquêteur jusqu'à jeudi via les rubriques contact des sites internet de la préfecture et de la Deal.
- Que dit le document ?
Le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) présente les onze établissements classés « Seveso seuil haut » du centre spatial construits avant 2003. Cela va de l'usine de production d'hydrogène liquide à l'ensemble de lancement d'Ariane. Il ne fait que 50 pages, dont le sommaire et les pages détaillant la procédure du PPRT. Il ne contient pas les études de risques réalisées par les entreprises du centre spatial. Les risques étudiés sont les explosions, les incendies et les effets toxiques, mais pas le cas d'une explosion du lanceur en vol. La conclusion est réglée en une phrase : « L'ensemble des phénomènes dangereux reste confiné dans le périmètre de l'emprise foncière du centre spatial guyanais. » Christian Roudgé, de Guyane Nature Environnement, confirme : « Nous suivons l'activité spatiale, à travers le Coderst (Conseil de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques). S'agissant des risques, tout ça est assez bien borné. Nous avons d'autres griefs, portant sur l'environnement. »

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