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Le camp Cisame reprend vie à la rentrée

Rosane FAYET Lundi 19 août 2013
Le camp Cisame reprend vie à la rentrée
L'objectif du centre : mettre en avant les cultures locales (photo d'archives)

Après six mois d'abandon et les stigmates laissés par le passage de Manoelzinho, le camp Cisame, à Régina, accueillera de nouveau les touristes d'ici une quinzaine de jours. Repris par un centre éducatif de réinsertion socioprofessionnelle, il y recevra également des jeunes en difficulté.

Petit éden de l'Approuague, le camp Cisame rouvrira, début septembre, ses portes au public, dans les mains de nouveaux propriétaires. La date précise sera connue dans les jours à venir. Le racheteur, le Groupe SOS, est dans l'attente de l'extrait de Kbis délivré sous peu. C'est donc une entreprise sociale internationale qui reprend les commandes du site de près d'un hectare. Plus précisément, l'un de ses établissements basé en Guyane, chargé de l'accueil et de l'accompagnement de jeunes placés sous mandat judiciaire, le CER (Centre éducatif renforcé). Erwan Gourmelen, directeur département du centre, explique que le camp conservera son activité écotouristique et commerciale en l'axant sur les arts et traditions : « On veut mettre en avant nos cultures locales. On va aussi faire des journées à thème. Par exemple : la réalisation du couac » .
LES MÉTIERS DU TOURISME
De l'art tembé, de la vannerie, des excursions avec un guide amérindien originaire de Régina, Erwan Gourmelen ne manque pas d'enthousiasme. « On a toujours un peu le même profil de gérants. Là, on veut montrer que des gens du pays peuvent promouvoir ces valeurs. » Des propos qui s'inscrivent pleinement dans le souhait du propriétaire sortant, Philippe Gilabert. Pour l'instant, quatre emplois locaux sont créés : un guide, une cuisinière et deux gestionnaires, Jean-Philippe Chambrier, de la fédération Lokono, et Isman Mahes, connu pour ses actions dans le milieu associatif bushinengué. Quant aux jeunes du groupe, ils seront deux ou trois sélectionnés, par phases plus ou moins longues. Ils découvriront sur le camp les métiers du tourisme. Selon Erwan Gourmelen, les derniers administrateurs du camp n'auraient pas été « à la hauteur » . Monique Prignac, dernière gérante du camp, répond que les réparations à réaliser sont normales : « Après six mois d'inactivité, la nature a repris ses droits » . Quant à la baisse de chiffre d'affaires, évaluée à près de 40%, elle serait la faute de la crise, et assurément au passage du brigand Manoelzinho en 2012, qui avait causé l'interdiction de circulation sur l'Approuague et apeuré la population.
- Pas d'assureur, pas de quad!
Le quad touristique. Voilà une activité qui ne semble, elle, pas prête à reprendre en Guyane.
Les propriétaires du carbet Quimbé Kio, à Cacao, en ont proposé durant cinq ans. En octobre 2012, leur assureur, Axa, stoppe le contrat sans explication. Depuis, impossible de trouver un assureur qui veuille couvrir l'activité.
Aucun assureur n'a pu fournir de justification.
La gérante du carbet pense avoir une explication : sur l'île de La Réunion, un quad aurait écrasé un enfant, qui est depuis paralysé. Le mois prochain, le couple d'opérateurs démarchera un ultime assureur.

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