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La police de l'environnement s'attaque à la détention de singes

A. S.-M. Mercredi 21 mai 2014
Un baboune détenu dans de mauvaises conditions chez un particulier à Matoury (DR)

Depuis décembre dernier, sept singes ont été saisis chez des particuliers. Leur détention, interdite par la loi, occasionne des risques sanitaires.

Qui n'a jamais été attendri par le visage malicieux d'un saïmiri, s'imaginant l'adopter en animal de compagnie ? Et quel chasseur n'a pas été tenté de ramener chez lui le bébé baboune, au beau pelage roux, dont il venait de tuer la mère ? Pourtant, la détention de singes est strictement encadrée par la loi. « Il faut être capacitaire primate. En Guyane seul le zoo possède cette capacité » , rappelle Jean Mehn de l'ONCFS (1), chef du service mixte de police de l'environnement. Une capacité qui demande jusqu'à deux ans de formation et qui nécessite une structure appropriée.
POPULAIRE MAIS DANGEREUX
Depuis fin 2013, grâce à un renforcement des effectifs et à une habilitation qui date de juillet 2012, la police de l'environnement mène une campagne de saisies des primates chez les particuliers. Depuis, sept singes, en majorité des capucins, ont ainsi été récupérés avant d'être placés au zoo ou, de préférence, remis en liberté. « Une fois relâchés dans la nature, ils retrouvent très vite leur instinct sauvage » , précise Jean Mehn. Seul un bébé baboune, saisi à Roura en mars dernier, a du être euthanasié. Et on comprend pourquoi : « Il était paralysé, il ne bougeait que la tête et était nourri à la seringue. »
Ce n'est pas seulement la loi qui explique cette campagne mais aussi, et surtout, les risques liés à une telle détention. Les singes sont vecteurs de maladies comme la rage, la tuberculose ou encore l'hépatite et sont considérés comme des animaux dangereux en raison des risques de morsure. Les conditions de détention aussi font partie des éléments qui poussent la police de l'environnement à agir. « On se déplace en priorité quand ils sont détenus dans de mauvaises conditions, poursuit Jean Mehn. En général, ils sont attachés par la taille à une corde d'une dizaine de mètres ou, pire, ils sont en cage. » Et souvent, c'est à regret, voire avec hostilité, que les particuliers voient partir l'animal saisi. « Ils ne perçoivent pas les risques sanitaires » .
Actuellement, une mission est menée sur le secteur de Mana où le dernier singe saisi en date, est un kwata (singe araignée), espèce pourtant protégée. « Il était attaché à une corde de 10 mètres, en plein soleil. » Le singe reste l'animal sauvage « le plus populaire » avec l'ara. Mais pour ce dernier, considéré comme non dangereux, l'ONCFS encourage les détenteurs à faire une demande d'autorisation de détention.
(1) ONCFS : Office national de la chasse et de la faune sauvage (05 94 29 19 20).

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