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Laurent Martin, président du tribunal administratif

« La Guyane, un territoire particulièrement attractif »

Mercredi 13 Novembre 2019 - 03h15
 « La Guyane, un territoire particulièrement attractif »
Le président du tribunal administratif Laurent Martin en collaboration avec Frédéric Bondil, directeur du DFR sciences juridiques et économiques de l’université de Guyane - BERNARD DORDONNE

Le président du tribunal administratif Laurent Martin et Frédéric Bondil, directeur du DFR sciences juridiques et économiques de l’université de Guyane, organisent demain, à l’Amphi A du campus de Troubiran à Cayenne, la journée d’études sur le droit des étrangers en Guyane, intitulée État des lieux et perspectives.

Quel est l’objet et l’objectif de cette

rencontre ?

L’objet de cette journée d’étude est de partager les expériences et les points de vue des praticiens qui, dans le cadre de leur activité, abordent professionnellement les questions juridiques liées à la présence des étrangers en Guyane et interviennent à un moment ou un autre du parcours de ces personnes sur le territoire. Il y aura deux tables rondes pour débattre sur les questions de l’accès au droit et à la justice pour les étrangers et de la jurisprudence en matière de vie privée et familiale.

L’objectif de cette rencontre est quant à lui d’autant plus ambitieux que, par coïncidence, l’immigration est au cœur de l’actualité la plus récente avec l’annonce, le 6 novembre, par le gouvernement, d’une série de vingt mesures sur l’immigration qui précèdent elles-mêmes d’autres mesures à venir visant à simplifier cette branche du droit.

À qui s’adresse cette conférence

sur l’immigration ?

Cette journée réunira des universitaires, des hauts fonctionnaires, des avocats, des responsables associatifs, et des magistrats. Les débats sont ouverts à tous ainsi qu’aux simples citoyens ou des ressortissants étrangers vivant en Guyane car de cette journée peuvent émerger des propositions constructives et des bonnes pratiques collectives qui visent à adapter l’ensemble du système à cette réalité toujours changeante qu’est l’immigration en Guyane.

Quelle est la situation de population

étrangère illégale en Guyane ?

Au-delà des conséquences économiques, sociologiques et politiques liées à la situation que la population étrangère illégale en Guyane, dont il faut souligner les difficultés d’évaluation — on dénombre entre 30 000 et 70 000 personnes — l’immigration constitue un enjeu dont la dimension juridique n’a jamais été véritablement abordée dans sa globalité. En 2019, le contentieux des étrangers constitue pour le tribunal administratif de la Guyane plus de 70 % des requêtes enregistrées. Cela correspond à 1 400 requêtes annuelles présentées par des ressortissants étrangers qui contestent une décision de l’administration prise à leur encontre. Le plus souvent, un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire.

Confirmez-vous qu’aucun autre tribunal

administratif de l’Hexagone ou d’Outre-mer ne connaît une situation comparable ?

Selon l’Insee, en 2016, et pour la première fois, le nombre d’enfants nés d’une mère étrangère est plus important que le nombre d’enfants nés d’une mère française. Ainsi, en 2016, 56 % des naissances proviennent de femmes étrangères. Rapportée à sa population, la Guyane est le territoire français qui, au cours de son histoire, a connu le plus de vagues migratoires. Depuis plusieurs années, elle demeure un territoire particulièrement attractif dans son environnement régional, notamment pour les ressortissants d’Haïti, du Suriname, du Brésil, auxquels il convient d’ajouter les arrivées en provenance d’Amérique hispanophone et désormais d’Afrique de l’Ouest.

Propos recueillis par Bernard DORDONNE

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