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Assises

« Il est socialement réinsérable, s’il en fait le choix »

Mercredi 15 mai 2019
« Il est socialement réinsérable, s’il en fait le choix »
Photo d'illustration - LOIC VENANCE (AFP/Archives)

Impliqué dans une série de braquages à main armée, commis il y a neuf ans,Fernand Battista Leité comparaît pour celui concernant la bijouterie Rigolet, à Cayenne, au cours duquel il a toujours soutenu n’être que le chauffeur. Pour l’expert psychologue, il « est socialement réinsérable, à deux conditions : qu’il le décide et qu’il soit aidé ».

Deuxième journée du procès de Fernand Battista Leite, jeune homme d’origine brésilienne accusé du braquage de la bijouterie Rigolet, à Cayenne, le 27 mai 2010. Un fait qui, à l’époque, avait largement défrayé la chronique, puisqu’il s’inscrivait dans une série d’attaques de commerces commis, dans la ville-capitale, entre le 19 mai et le 7 août, à main armée, par un groupe d’individus. Deux d’entre eux avaient été appréhendés peu après, mais Fernando Battista Leite avait réussi à passer à travers les mailles du filet, jusqu’à fin 2017, date à laquelle il avait finalement été arrêté.

Enquête, expertise et témoignages

Présidée par Jean-François Redonnet, la cour d’assises est revenue longuement sur les seuls faits concernant le braquage de la bijouterie Rigolet, avec, le premier jour, la traditionnelle audition du directeur d’enquête, l’interrogatoire de personnalité et la lecture du compte-rendu de l’expert psychiâtre, lequel estime en conclusion que l’accusé « ne souffre d’aucune pathologie mentale et est donc accessible à une sanction pénale ».

Les témoins des faits se sont alors succédés à la barre, au premier rang desquels le propre patron de la bijouterie, José Rigolet, qui, fait sans doute inhabituel, n’a pas souhaité se porter partie civile. Mieux, il a remboursé intégralement, sur ses deniers personnels, le montant des préjudices subis par ses clients lors du braquage de son commerce. Une somme qui s’élèverait à environ 20 000 euros.

« Chacun savait ce qu’il avait à faire »

Hier, en son absence, a été lu par le président le témoignage de la jeune vendeuse de la bijouterie, une étudiante de 21 ans au moment des faits, et qui a décrit avec force détails l’agression dont elle, son patron et une cliente ont été victimes. « Ils nous ont menacé avec une arme à feu, nous ont dit de se mettre à genoux, puis, après nous avoir ligotés, se sont servis. Et on voyait bien qu’ils avaient bien planifié leur action : chacun savait ce qu’il avait à faire. » Une action dont s’est toujours démarqué Fernand Battista Leite, soutenant qu’il n’était que le chauffeur de la voiture, en attente à l’extérieur de la bijouterie, et qu’il ne portait pas d’arme.

Verdict en matinée

Petit moment d’échange ensuite, par vidéo-conférence, entre l’avocat général, Ève Tassin, et l’expert psychologue mandatée par la cour. « Je ne vois pas de traumatismes ni d’anomalies en matière affective. Il a fondé une famille, y est attaché. Il n’a pas non plus d’addiction particulière. » À la question, posée par le président, d’une possible réinsertion, elle répond que « c’est possible, à condition de l’aider. Et à condition aussi qu’il en fasse le choix. À mon avis, il est à un tournant de sa vie ».

Le ministère public a requis douze ans d’emprisonnement et une interdiction de port d’arme de cinq ans. L’accusé est défendu par Me Emmanuelle Paire, du cabinet Jérôme Gay. Le verdict devrait être connu dans la matinée.

Michel LE TALLEC

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