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Martinique

Trafic d’espèces protégées : 8 bébés caïmans et 70 tortues molokoy saisis

Vendredi 16 Août 2019 - 03h10
Trafic d’espèces protégées : 8 bébés caïmans et 70 tortues molokoy saisis
70 tortues dites charbonnières originaires de Guyane ont été découvertes / photo RL - cc

Les policiers de la sûreté départementale, en collaboration avec les agents du Service mixte de police de l’environnement (SMPE), ont procédé à une perquisition mardi matin à Fort-de-France. Deux jeunes d’une vingtaine d’années ont été placés en garde à vue.

C’est une perquisition peu banale menée mardi, à Fort-de-France. La saisie l’est tout autant : 70 tortues charbonnières, dites « molokoy » et interdites en Martinique, 8 bébés caïmans (un à lunettes et 7 caïmans rouges) et deux serpents de type python. Depuis plusieurs semaines, une enquête était ouverte au commissariat de Fort-de-France pour « trafic d’espèces protégées ».

Les policiers du quart de la sûreté départementale, en collaboration avec les agents du Service mixte de police de l’environnement et sous l’autorité du parquet, sont intervenus dans un domicile foyalais tôt dans la matinée. Ils ont procédé à l’interpellation de deux jeunes âgés d’une vingtaine d’années. Ces derniers ont été immédiatement placés en garde à vue pour être auditionnés conjointement par la police et le SMPE. Cette opération fait, en réalité, suite à un renseignement venu des agents du SMPE de Guadeloupe, ayant sans doute saisi dans l’île sœur des espèces d’animaux interdites. Les investigations conjointes des policiers nationaux et des policiers de l’environnement de Martinique ont permis de remonter jusqu’à ceux qui les auraient vendues.

Espèces menacées

Selon les premiers éléments, les tortues seraient d’origine guyanaise et les bébés caïmans viendraient d’Amérique du Sud. Les pythons pourraient, pour leur part, être détenus légalement. Les autorités étaient en attente des documents administratifs.

Les espèces protégées saisies sont régies par les conventions de Washington et protégées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Elles ont été confiées, à titre provisoire, au zoo de Martinique puisque ces espèces invasives ne peuvent pas être relâchées dans la nature.

Jusqu’à 3 ans de prison

Par des transpositions au droit européen, toute personne en possession de ce type d’animal doit détenir un certificat de capacité autorisant à le détenir. Leur commerce est strictement interdit et constitue un délit. Les deux jeunes interpellés hier encourent une peine maximale pouvant aller jusqu’à 3 an d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Elle peut être alourdie en cas de circonstances aggravantes : réitération des faits ou bande organisée par exemple.

Ces dernières années, au niveau mondial, le trafic d’espèces protégées a connu une hausse très significative, devant le troisième type de trafic (faune et flore confondus). La Martinique, compte-tenu de son positionnement dans l’arc caribéen, de sa proximité avec la Guyane où vivent pléthore d’espèces et avec l’Amérique du Sud, n’y échappe pas.

Rodolphe Lamy

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