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Haïti

Déposez les armes : les bandits posent leurs conditions

Loop Haïti Mardi 14 mai 2019
Déposez les armes : les bandits posent leurs conditions
Des membres de commission nationale de désarmement sont victimes de menaces par les chefs de gangs / photo Shutterstock - Shutterstock

Certains redoutables chefs de gangs de la capitale haïtienne se disent prêts à déposer leurs armes. Mais ils posent leurs conditions.

La commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) a échangé avec des chefs de gang dans plusieurs régions de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, a fait savoir l’un des membres de la  commission, Jean Rebel Dorcénat.

Si certains de ces caïds sont prêts à remettre les armes sans aucune condition, d’autres ont de nombreuses exigences. Ti Houngan, l’un des chefs de Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays, réclame la construction d’un centre de formation professionnelle. « Les jeunes de Cité Soleil doivent avoir la possibilité d’apprendre un métier pour assurer leur survie. Ils ne doivent pas avoir le port d’arme comme unique option », rapporte le commissionnaire Jean Rebel Dorcénat.

Abandonner le banditisme pour de l’eau

Le chef de gang de Grand Ravine, Bougòy, exige lui aussi une école professionnelle pour déposer les armes. Arnel Joseph, l’homme le plus recherché par la police, réfugié depuis quelque temps à Marchand Dessalines, exige un magasin agricole dans cette commune. Il serait prêt à abandonner le banditisme pour s’adonner à des activités agricoles, a précisé Jean Rebel Dorcénat. Kris-la, le chef de gang de Ti Bwa, demande à la commission de faciliter l’intégration de l’un de ses fils qui a composé une chanson pour réclamer la paix en Haïti. Celui de la Croix-des-bouquets, Lanmò Soljou, à la tête d’une base de 349 hommes de main exige entre autres l’électricité, l’eau dans son quartier pour renoncer à la criminalité.

L’une des plus grandes exigences faites par ces chefs de gang accusés d’assassinat, de viol, de vol, d’association de malfaiteurs et de kidnapping est la suspension des poursuites judiciaires engagées à leur encontre. À cette exigence, la CNDDR leur a clairement indiqué que les membres de la commission ne peuvent pas remplacer la justice.

Par ailleurs, le membre de la CNDDR chargé de mener les négociations avec les bandits armés au sein de la commission, condamne des menaces dont lui et ses collègues sont l’objet dans le cadre de ce travail. Il a aussi fait savoir que des membres de l’équipe au pouvoir et ceux de l’opposition sont de mèche avec les bandits. Certains d'entre eux affirment être l’objet de pressions de la part des hommes politiques pour semer la pagaille dans les manifestations.

 

Des membres de commission nationale de désarmement sont victimes de menaces / photo Shutterstock

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