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Crise aux Antilles: arrivé en Guadeloupe, Sébastien Lecornu affiche "fermeté" et "volonté de dialogue"

AFP Lundi 29 novembre 2021

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu est arrivé dimanche en Guadeloupe, secouée par une grave crise sociale comme la Martinique voisine, montrant "fermeté" et "volonté de dialogue" avec l'intersyndicale qu'il rencontrera lundi.

Manifestation contre les mesures sanitaires à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 27 novembre 2021

© Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, le 22 novembre 2021 à Paris

© JULIEN DE ROSA (AFP/Archives)

Le ministre de l’Outre-mer Sébastien Lecornu est arrivé le 28 novembre 2021 au Régiment du service militaire adapté (RSMA) de La Guadeloupe à Baie-Mahault, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre

© Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

Le ministre de l’Outre-mer Sébastien Lecornu s’adresse le 28 novembre 2021 aux journalistes à Baie-Maihault, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre

© Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

Le ministre de l’Outre-mer Sébastien Lecornu est arrivé le 28 novembre 2021 au Régiment du service militaire adapté (RSMA) de La Guadeloupe à Baie-Mahault, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre

© Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

Manifestation contre les mesures sanitaires à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 27 novembre 2021

© Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

Manifestation contre les mesures sanitaires à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 27 novembre 2021

© Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

<p>Manifestation contre les mesures sanitaires à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 27 novembre 2021</p> - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)
<p>Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, le 22 novembre 2021 à Paris</p> - JULIEN DE ROSA (AFP/Archives)
<p>Le ministre de lâOutre-mer Sébastien Lecornu est arrivé le 28 novembre 2021 au Régiment du service militaire adapté (RSMA) de La Guadeloupe à Baie-Mahault, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre</p> - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)
<p>Le ministre de lâOutre-mer Sébastien Lecornu sâadresse le 28 novembre 2021 aux journalistes à Baie-Maihault, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre</p> - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)
<p>Le ministre de lâOutre-mer Sébastien Lecornu est arrivé le 28 novembre 2021 au Régiment du service militaire adapté (RSMA) de La Guadeloupe à Baie-Mahault, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre</p> - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)
<p>Manifestation contre les mesures sanitaires à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 27 novembre 2021</p> - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)
<p>Manifestation contre les mesures sanitaires à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 27 novembre 2021</p> - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

 Le ministre a atterri à Pointe-à-Pitre en milieu d'après-midi et se rendra ensuite en Martinique, également secouée par des blocages, violences et pillages depuis une semaine.

La nuit de samedi à dimanche a cependant été plus calme dans les deux îles distantes de 120 km.

Né du refus de l'obligation vaccination pour soignants et pompiers, le mouvement s'est étendu à des revendications politiques et sociales, notamment contre la vie chère, dans ces îles françaises des Caraïbes au fort taux de chômage, en particulier chez les jeunes.

M. Lecornu a indiqué lors d'une adresse aux médias à Baie-Mahault, sans répondre aux questions, qu'il rencontrerait lundi matin à la sous-préfecture de Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, "une dizaine de personnes" issues de l'intersyndicale, "pour échanger sur les revendications sanitaires".

Il a répété que l'obligation vaccinale, repoussée au 31 décembre, ne serait pas levée: "les lois de la République ont vocation à s'appliquer" dans les Antilles françaises.

"Je ne suis pas venu ici pour incarner un Etat faible, mais (je suis venu pour incarner) aussi évidemment un Etat qui dialogue" a ajouté Sébstien Lecornu, précisant que "la main (était) tendue, néanmoins ça reste une main de fermeté".

Selon Max Evariste, du syndicat FO, l'intersyndicale "ne peut pas imaginer qu'il y aura des décisions de prises (lors de la visite), puisqu'il ne vient qu'une journée".

L'intersyndicale souhaite que "l'ensemble" des organisations participent à la réunion et réclame des "vraies négociations", la "réintégration des personnes suspendues" avec tous leurs droits, mais également la "libération de tous ceux qui ont été condamnés" après les violences.

Cette dernière demande a "plus que choqué" le ministre des Outre-mer, qui a répété que les personnels rétifs à la vaccination seraient accompagnés pour "créer les conditions de leur mobilité professionnelle". Ces négociations doivent débuter lundi.

- Accord de méthode en Martinique -

Sébastien Lecornu doit aussi s'entretenir lundi en Guadeloupe avec "des élus locaux et des acteurs économiques", a indiqué le ministère, comme le lendemain en Martinique où il rencontrera également l'intersyndicale.

Le ministre, qui a déclenché l'ire des oppositions en métropole en indiquant vendredi que le gouvernement était "prêt" à évoquer la question de davantage d'autonomie pour la Guadeloupe, sera de retour mercredi à Paris, a précisé le ministère.

Dans un communiqué, les élus guadeloupéens ont estimé que la "priorité actuelle" était "la sortie de crise" et que "la domiciliation locale du pouvoir de décision (était) une question qui (devait) être abordée en temps et en heure".

En Martinique, l'intersyndicale, l'Etat et les élus locaux ont signé un "accord de méthode" pour tenter de sortir de la crise, a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Il liste 7 ateliers thématiques (santé, jeunesse, vie chère dont prix des carburants et du gaz, transports, chlordéconomie, pêche, culture), correspondant aux probmatiques majeures, qui feront l'objet à partir de lundi de discusssions.

"Les conditions de mise en œuvre de l’obligation vaccinale" seront en particulier abordées, précise la préfecture de Martinique.

"C'est inacceptable qu'on nous oblige à nous faire vacciner. Inacceptable ce chantage d'un vaccin contre notre salaire (...) La vie ici est trois fois plus chère qu'en métropole. Le peuple dit qu'il en a assez", témoigne auprès de l'AFP Cédrick Louiset, sapeur-pompier depuis 27 ans, présent sur un barrage en Martinique.

- Retour au calme -

Sur l'île, comme en Guadeloupe, la nuit de samedi à dimanche a été marquée par un retour calme après des précédentes lors desquelles les forces de l'ordre avaient essuyé des tirs par arme à feu.

En Martinique, des sources policières ont signalé toutefois des barricades "avec des jets de projectiles dont des cocktails Molotov sur des gendarmes".

A la Guadeloupe, où certains axes de circulation ont été dégagés, principalement en Grande-Terre, la nuit "n’a pas vu d’incidents ou de heurts survenir", selon la préfecture.

Les violences et blocages qui ralentissent l'activité économique des îles et dissuadent les nouveaux arrivants de rester.

Comme Kim Dubois, photographe de 23 ans, installée depuis 4 mois en Guadeloupe. Regardant les poubelles qui s'amoncellent à l'entrée de la plage à Petit Havre au Gosier, elle lâche avec regret: "C'est trop galère on va repartir dans un mois".

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6 commentaires

Vos commentaires

Kokosec 29.11.2021

L'indépendance tt de suite .....comme Haïti la Grande soeur

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Smet 29.11.2021
Soignants, Investisseurs, Venez en Guyane !

Je reçois sans cesse des messages wattsap des Antilles provenant de soignants ou de chefs d'entreprise qui sont dégoûtes au point de penser à fuir les Antilles.

J'aimerais leur adresser ce message :
VENEZ EN GUYANE, vous êtes les bienvenus !

La Guyane a besoin de soignants, d'investisseurs, de gens qui viennent ici pour développer le territoire, tournez la page, oubliez les Antilles et venez ici: il n'y a pas de cyclones, les antivac ne sont pas si méchants ici, il ne fait jamais froid et surtout il y a beaucoup de place, et pour la mer bleue le Brésil se trouve juste à coté...

Vendez tout ce que vous avez aux Antilles, et venez investir, travailler et vous refaire une nouvelle vie en Guyane, vous ne le regretterez pas !

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gerard jamaica 29.11.2021

TOUS les politiques n'ont jamais rien compris et prennent les mauvaises décisions pour les Antilles-Guyane, ça dure depuis des lustre. Un colonialisme déguisé, ils infantilisent les peuples, les prennent pour des demeurés sans penser qu'un jour tout leur sautera à la figure

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Garimpo 30.11.2021
Et bien que ça saute!

Toujours de la faute de papa la France et bien Tanguy prends ton envol ! Et va voir ailleurs !

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g6d 29.11.2021

Tout est fait pour que ne restent dans nos territoires que les personnes qui profitent des désordres et celles qui ne peuvent pas partir faute de compétence. Les Antillo Guyanais qui ont des compétences et veulent progresser vont encore plus facilement en Métropole

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BELLOD 29.11.2021

C'est quand même pas cool pour Kim, toutes ces poubelles devant la plage…

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