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(Débat) C’était il y a près de 80 ans du côté de Pondichéry

Gilles Djeyaramane Samedi 27 Juin 2020 - 08h55
(Débat) C’était il y a près de 80 ans du côté de Pondichéry
Gilles Djeyaramane, Elu à Poissy en charge de la citoyenneté et de Francophonie Natif de Cayenne, ses parents viennent de Pondichéry.

 18 juin 1940, le Général De Gaulle lance un appel à poursuivre le combat depuis Londres. Le Gouverneur de Pondichéry minuscule confetti de l’Empire colonial Français y répond favorablement. Il sera l‘un des premiers Haut-Fonctionnaire à basculer du côté du Général de Gaulle à l’image du Guyanais Felix Eboué. Grâce à son Gouverneur Louis Bonvin, le petit comptoir engoncé dans l’immense « British Raj » rejoint la France Libre dès l’été quarante.

 Nous sommes au mois de juin 1940, la guerre a éclaté depuis plusieurs mois entre la France et l’Allemagne et leurs alliés respectifs, les Armées Françaises vivent une douloureuse débâcle sur le territoire métropolitain. Un minuscule Territoire, Pondichéry, chef-lieu des Indes Françaises vit relativement paisiblement. Depuis près de 300 ans le territoire appartient à l’empire colonial Français à l’exception de quelques « courtes » période d’occupations Hollandaises et britanniques.

Enclavé dans l’imposant Empire colonial britannique, composés de loges savamment découpés, le comptoir n’est plus que symbolique au regard des immenses conquêtes territoriales de Dupleix.

Il a à sa tête le Gouverneur Louis Bonvin. Très vite, ce dernier est reçu par le Vice-roi des Indes. La situation est claire : se rallier au Général de Gaulle comme demandé dans l’appel du 18 juin ou poursuivre une allégeance à l’Etat Français dirigé par le Maréchal Pétain.

L’héritage historique de nombreuses familles de Pondichéry rapporte que la plupart des habitants souhaitent basculer du côté du Général de Gaulle comme le confirme un message télégraphique du Gouverneur au ministère des colonies « populations européennes et locales Inde Française unanime demande continuation lutte en collaboration étroite avec Empire Britannique »1.

Les mauvaises langues diront que Louis Bonvin n’avait pas le choix, et qu’en cas de faux pas, les troupes Britanniques auraient en quelques heures envahi le déjà mythique comptoir. Si elles n’ont pas forcément tort sur le fond, juger des décisions des Hommes en d’autre temps et dans des circonstances particulières n’est pas chose aisée.

Durant quatre années, ce sont des centaines de jeunes hommes qui rejoindront les Forces Françaises Libres sur différents fronts et un effort de guerre conséquent financièrement au regard des faibles ressources du territoire. L’effervescence sera forte à la Libération et longtemps on entendra dans les campagnes : « notre fils est parti à de Gaulle et n’est jamais revenu ».

Pondichéry sera Gaulliste et le Général saura toujours s’en souvenir

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