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[TRIBUNE] Soleils couchants

Minos Mardi 19 Janvier 2021 - 09h06
[TRIBUNE] Soleils couchants
Le dancing chez Nana (ARCHIVES)

Un journal, c'est aussi un espace de liberté et d'expression libre. Nous vous proposons, ici, de renouer avec nos « pages Débats », en nous envoyant vos tribunes, vos prises de position, vos avis à l'adresse mail france.guyane@agmedias.fr. Retrouvez ici, la tribune de Minos.

 Il est vingt-deux heures en ce second samedi du mois de janvier, et nous parcourons Cayenne et ses environs. Sous cloche d'un couvre-feu sanitaire, la ville capitale n'est pas à son habitude culturelle. Pas plus qu'ailleurs où l'interdiction carnavalesque touche le bal paré masqué.

Car de masqué il y en a tous les jours, comme un réapprentissage obligé pour cette période. Paradoxe où tous se ressemblent. Du côté de la Madeleine, pas de barrières, encore moins d'effluves odorantes de Colombo, soupe et autres punchs au lait.

Allo Nana ? « Pa gen ouvè la pote la et pour toute la saison ». Au point que dans un désarroi, son gestionnaire menace de mettre les clefs sous la porte. Irresponsabilité publique, même si on comprend l'attachement et le désarroi économique. Chantage culturel ? Allo Nana des Blues Stars qui ne répondent pas, et surement les Mécènes dans la même pose auraient répondu « Mariana Mariana, mo gon ké sa ».

Le silence musical plombe le temple du Soleil Levant comme le Grand Palace qui est resté Progt. Les cathédrales sont restées muettes, même si Vaval contre vents et marées est tout de même arrivé, comme les migrants de la Sinnamary. Par voie maritime. A Sinnamary, les arrivants ne furent pas accueillis au son des trompettes, mais pris tout de même en charge humainement. Vaval clandestin qui fait fi de son interdiction de séjour, et qui certainement réapparaîtra dans des soirées spontanées.

Vaval un virus comme le Covid 19 que l'on a du mal à combattre. Il a survécu aux décennies, à la grippe espagnole. Les machines à coudre, dés et aiguilles sont restées dan s les tiroirs et étagères. Les autorités ont donné un tour de bis au couvre -feu, pour mieux contrôler les sorties nocturnes.

Nous voilà à combattre deux virus et que la seringue de Vaval 2021 sur les réseaux sociaux, n'arrivera jamais à détruire. Les formations ont le « Blues » car elles ne sont pas les stars de la période. Sevrage musical, perte financière aussi. Comme pour tous les saisonniers.

Place à l'invisible qui fait autant de dégâts que les nuits fauves. Alors en septembre prochain, on regardera si le Covid 19 a fait autant d'animation dans les maternités, que Vaval lors des saisons précédentes.

Allo Nana? J'ai déposé les clefs ? Les glacières sont restées hermétiquement chaudes pour des cavalcades estampillées Covid 19. Mais certains préfèreront -ils à leurs risques, la seringue belle Cabresse de Vaval à celle de Pfizer. A chacun ses éventuels effets secondaires. Le Soleil Levant est resté couché, et on se souvient du proverbe qui s'inscrivait en 2020 en grand sur les affiches de Polina. « Qui vivra verra ».

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