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Décès du Dr Henri Henriot

Lundi 11 février 2019

Il faut sans doute obéir à la volonté de ceux qui ne sont plus là pour lever leurs interdits. Mais nous ne sommes pas tous tenus par ce devoir d’obéissance. À celles et ceux qui l’étaient, à ses enfants, ses petits-enfants, je veux adresser mes condoléances et toute ma sympathie.

Lorsqu’une personnalité aussi forte que celle du Dr Henri Henriot tire sa révérence, il faut bien une voix, des voix, pour dire que nous sommes encore nombreux à savoir ce que furent sa vie sociale et sa place dans l’histoire mouvementée de la Guyane.

Les générations se succédaient bruyamment alors, et la sienne, qui compte quelques autres grandes figures guyanaises, a satisfait à cette règle non écrite qui veut que les idéaux et les ambitions collectives se succèdent en s’aiguisant. Cette génération fut ainsi celle de l’autonomie de gestion, plus exigeante que la précédente qui revendiquait un statut spécial pour la Guyane.

C’était le cours logique des choses : plus jeunes, plus assurés, plus impatients. Ils furent des notables pour la plupart, leurs qualifications et leurs compétences les y destinaient. Faute d’aboutissement politique, et peut-être de pugnacité collective, ces jeunes d’alors, d’une grande promesse, ont choisi d’être utiles dans leur champ professionnel. Ils étaient professeurs, proviseurs, principaux, médecins, chefs d’entreprise, chefs de service... les femmes n’étant pas en reste.

Le Dr Henri Henriot a concilié son métier avec son implication en faveur de l’enseignement supérieur et des engagements pour des causes caritatives. Il le faisait avec hauteur intellectuelle et une distinction mondaine. Sa discrétion ces dernières années en était l’ultime élégance.

Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la Justice (2012-2016), membre honoraire du parlement

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