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(Débats) Le monde d’après : et si, les maires et les élus locaux prenaient en compte la réalité francophone ?

Gilles Djéyaramane Jeudi 21 Mai 2020 - 08h05
(Débats) Le monde d’après : et si, les maires et les élus locaux prenaient en compte la réalité francophone ?
Gilles Djeyaramane, conseiller municipal délégué à Poissy ( Yvelines) et écrivain

Il serait judicieux que les maires, réélus ou nouvellement élus en 2020 s’intéressent à la Francophonie. S’y investir permettrait de se rapprocher des administrés, citoyens français ou non, issus de cet espace, de prendre en compte les atouts de leur diversité et de contribuer ainsi au « bien vivre ensemble ».

Le vendredi 20 mars dernier était censé marquer le début des « festivités » du cinquantenaire de la structure institutionnelle de la Francophonie, l’Organisation Internationale de la Francophonie. Or, le COVID-19 aura provoqué le report de la quasi-totalité des événements prévus et fait tomber aux oubliettes cette date.

La promotion de la Francophonie se poursuit de fait quasi-uniquement sur les réseaux sociaux et il est vrai est peu relayée en France.
Ce constat conforte l’idée selon laquelle la Francophone gagnerait à s’appuyer sur des initiatives locales concrètes construites sur le moyen et long terme et finalement porteuses de sens pour les « citoyens lambda ».

Un responsable de l’OIF reconnaissait d’ailleurs en 2019 qu’il « serait très utile que les collectivités ou entités territoriales prennent des mesures afin de renforcer le sentiment d’appartenance des Français à la Francophonie » et que ce défi devait être relevé grâce des militants de terrain.

Certaines villes ont certes déjà installé des adjoints au maire ou des conseillers municipaux en charge de la Francophonie à l’image d’Auxerre, de Bordeaux ou de Nice. Mais il convient de reconnaitre que la démarche est malheureusement marginale.

L’installation dans les prochaines semaines des conseils municipaux nouvellement élus pourraient être l’occasion de donner un nouvel élan à la cause francophone.

S’intéresser à nos administrés originaires de la Francophonie à l’instar des citoyens de l’Union européenne

Depuis plusieurs décennies, nous français ignorons la Francophonie et ses apports présents et potentiels à notre société. Peu de nos concitoyens ont conscience de la notion de Francophonie. Ils la considèrent souvent comme une déviance à savoir la persistance d’une forme de colonialisme ou à contrario la méprisent.

Cependant, il est souhaitable de l’appréhender d’une toute autre manière. La crise actuelle doit nous inciter à davantage de multilatéralisme dans notre rapport au monde.

Le fait d’avoir en commun une langue a favorisé l'existence d'une véritable culture commune. Littérature, histoire, cinéma, musique, sont autant de points qui ont créé un espace propice aux échanges de tout ordre. « Les personnes qui partagent la même langue ont des échanges économiques et culturels beaucoup plus soutenus » rappelait déjà le rapport de Jacques Attali sur la Francophonie il y a quelques années.
Les communes de l’Île-de-France, oasis de la « citoyenneté francophone »
L’Île-de-France est riche de personnes originaires ou de ressortissants des pays membres de la Francophonie. Ces personnes vivent une véritable « citoyenneté francophone » au quotidien. Elles sont de véritables « ambassadeurs de leur commune et de leur territoire lors de leur déplacement au sein de la Francophonie ».

Elles créent et entretiennent des passerelles économiques, commerciales, culturelles, associatives entre leurs communes de résidence en France et leurs pays d'origine (souvent d’anciens territoires français). Cette population bi voire multiculturelle peut se révéler un atout pour notre société.

La prise en compte au sein des municipalités de cette réalité francophone et de ses développements polymorphes doit être envisagée. L'échelon communal peut en effet constituer un cadre idéal pour mener des actions en matière de coopération économique, sanitaire, solidaire, humanitaire ou culturelle efficaces.

Ces actions constitueraient une façon républicaine de s’attaquer au communautarisme en intégrant certains engagements citoyens à un projet municipal concret et rassembleur.
 
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