Marny : le dernier jugement
MARTINIQUE

Marny : le dernier jugement

Les obsèques de Pierre-Just Marny ont réuni plus de 500 personnes samedi dans l'église de Schoelcher. Le Père Sanon a insisté sur la nécessité du pardon et de l'espérance, sans ignorer la souffrance des victimes de celui qui était le plus ancien prisonnier de France. Entretien avec Marlène Hospice, qui a écrit le seul ouvrage sur l'affaire Marny.

Pourquoi un si long silence autour de Marny jusqu'à son « retour » en Martinique il y a deux ans ?
Oui, il est vrai, on peut dire que Marny avait été oublié dans le fond de ses geôles. C'est un fait. Ses années d'incarcération dans l'Hexagone avaient atteint le but fixé au départ par le dépaysement de l'affaire : faire oublier celle-ci des Martiniquais. Plus sérieusement, quarante-cinq années, c'est l'espace de deux générations. Le contexte social dans lequel raisonnait Marny dans les années 1963-1965 de la première condamnation de Marny, à l'âge de vingt ans à deux ans d'emprisonnement pour vols, suivie de sa folle escapade de vengeance meurtrière et à la chasse à l'homme qui s'en est suivie, ce contexte a connu entre les années 1970-2000, la plus radicale transformation dans toute l'histoire sociale de la Martinique postesclavagiste....

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger