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MUSIQUE

Sikem : le style « Dawgzôpolitain »

Propos recueillis par Marlène CLEOMA Jeudi 21 Octobre 2021 - 11h10
Sikem : le style « Dawgzôpolitain »
Sikem - @Jordan Peter

Sikem se fait petit à petit une place dans le paysage musical guyanais depuis l’Hexagone où il réside. Moïse Chicaté, de son vrai nom, a su développer un style faisant écho à toutes ses influences. À l’occasion de la sortie de son premier album « Commando » il répond à nos questions.

Qui est Sikem ?

J’ai commencé à chanter à l’âge de 9 ans ici en Guyane. Pour des raisons professionnelles, mes parents ont dû quitter le territoire pour l’Hexagone, donc je les ai suivis tout naturellement. J’ai poursuivi ma musique là-bas jusqu’à aujourd’hui. J’ai 23 ans et je compte poursuivre le plus longtemps que possible. Mon pseudo blaze Sikem signifie “Malade de musique“.

Comment vous est venu la passion de la musique ?

Mon oncle fait de la musique traditionnelle, mon père était également un musicien. Ce sont eux qui m’ont transmis l’amour de la musique et j’ai envie que cet héritage perdure.

 Comment définiriez-vous votre style ?

Le style « Dawgzôpolitain » ! Dawgz pour le côté dancehall guyanais et « ôpolitain » pour le rn’b et les styles de la France Métropolitaine, notamment, la trap, le drill, le rap…

 Quelles sont vos influences ?

J’écoute principalement Gims, Dadju, Tayc, Joé Dwèt Filé, Sensei, Busy Signal… Ce sont des personnes dont j’apprécie le style et le parcours. Quand j’étais petit j’écoutais plutôt du Colonel Reyel, Chris Brown entre autres.
 Des genres très variés. Mais qu’est-ce qui vous a donc plu dans l’univers du dancehall ?

J’ai commencé en effet en faisant du RnB, mais ça ne fonctionnait pas en Guyane, ce n’était pas vraiment le délire. Donc je me suis sacrifié pour proposer un style qui plaît. Ce que j’aime dans le dancehall, c’est ce côté brut qui réside dans les paroles. Nous pouvons nous exprimer librement et dénoncer les choses telles qu’elles sont vraiment sans chercher à adoucir. À présent les choses ont changé, on peut faire de la dancehall douce, mais le plus souvent c’est trash on y va sans prendre des pincettes.

 Diriez-vous que vous avez sacrifié votre authenticité pour la musique commerciale ?

Il faut faire des choix stratégiques. Aujourd’hui c’est le dancehall qui me permets de vivre dans la musique. Je suis obligé de faire quelque chose qui me rapporte au minimum. Il y a trois ans de cela, lorsque je sortais un morceau fleur bleue ça ne plaisait pas plus que ça car ce n’était pas assez méchant pour passer en soirée, pour passer à la radio etc. C’est peut-être aussi le manque de notoriété. Il manquait plein de choses. Lorsque j’ai sorti le titre “Raché” j’ai tout de suite ressenti la différence. Faut dire aussi que je me suis développé, je m’adapte en fonction du style.

 
Vous avez sorti votre premier album en juin dernier composé de 22 titres. Ce n’est pas trop long ? Que retrouve-t-on dans cette création ?
Je ne pense pas que c’est trop long, si l’ambiance est bonne, l’artiste est bon et que le fan kiffe, qu’il y a 22 ou 40 titres ça ne change rien. Dans « Commando », il y en a pour tout le monde, on retrouve du dancehall bien évidemment, du zouk/compas, de la bachata, de la trap… et aussi du drill ce qui est une première pour moi. Le public découvre Sikem sur un autre style, j’espère que ça va plaire.

Vous venez également de remporter un standing award lors de la cérémonie organisée par Standing Médias pour votre titre “Validé“ en featuring avec Jayss.
Nous avons été nommés dans la catégorie “street clip“, le public avait deux mois pour voter et nous avons reçu le titre le 12 septembre lors de la cérémonie. C’est un accomplissement, du bonheur et de la satisfaction car ce sont des années de travail acharné. Ça me motive à travailler encore plus pour un jour être nominé au hit Lokal Awards, aux Lindor et ailleurs.

 Musicalement, comment voyez-vous votre évolution ?

Comme celle de Gims ! Faire le stade de France, être reconnu dans le monde entier. Mon objectif est d’être libre financièrement, demain si je veux aller à Los Angeles, je peux le faire sans réfléchir.

 Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

Du bonheur et de la réussite et que la Guyane m’élève un peu plus et me donne de la force. En tant qu’artiste nous avons besoin de l’amour et de l’encouragement de notre pays.

L’album « Commando » est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

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