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Premier album réussi pour Saïna Manotte

Propos recueillis par Pierre ROSSOVICH et Hermann ROSE-ÉLIE Vendredi 8 Mai 2020 - 17h24
Premier album réussi pour Saïna Manotte

Après plusieurs EP,  Saïna Manotte vient de sortir son premier album : "Ki moun mo sa", construit autour des thèmes de l'identité et de l'amour. Nous avons reçu la chanteuse guyanaise en Facebook Live lors de notre Journal du confinement. 

? LE JOURNAL DU CONFINEMENT DU JEUDI 7 MAI AVEC Saïna Manotte ! ?

Publiée par France-Guyane sur Jeudi 7 mai 2020


Comment vous avez vécu ce confinement ?
J’ai eu plusieurs étapes. Au début j’étais très sereine. Je sortais uniquement pour faire les courses et un peu pour aller courir. Et puis ensuite j’ai commencé à m’inquiéter pour l’avenir. Je suis intermittente du spectacle. Qui dit confinement dit pas de spectacle. Finalement, j’ai repris confiance et je me suis dit qu’on allait surmonter ça. Je me suis également inquiété pour mes proches, avec qui j’ai passé beaucoup de temps au téléphone, puisque j’habite en région parisienne. C’est pas facile d’être loin des siens dans des périodes comme ça. Aujourd’hui ça va ! Je suis dans le positif et j’espère qu’on va rebondir.
Quel est votre avis sur la gestion de la crise ?
Je comprends les couacs et les erreurs. Cependant, j’estime que lorsqu’on est à des postes à responsabilités, on se doit de mener une politique qui rassure. Et c’est vrai que notre gouvernement n’a pas toujours su nous rassurer. Il y a eu des ratés comme les masques, le gel…
Est-ce que vous pensez que les gestes barrières vont rentrer durablement dans nos habitudes ?
L’Homme a toujours su s’adapter. Avant on n’avait pas de briquet, on faisait du feu avec de la pierre. Je suis confiante. En tout cas je compte sur l’être humain pour que l’on puisse continuer à vivre bien. Je n’ai pas envie que ma grand-mère tombe malade parce qu’on aura oublié de se laver les mains. J’ai envie de refaire des concerts car c’est mon travail… On parle des élus qui ont des responsabilités, nous citoyens avons aussi les nôtres.
Vous avez sorti plusieurs EP avant cet album. Quelle est la différence entre les deux formats ?
Un EP - pour extended play - est un projet qui comporte environ 7 titres ou 40 minutes de musique. Un album c’est au moins une année de création. Il y a 13 titres sur Ki moun mo sa. J’ai vraiment pris le temps de choisir un thème, de fouiller, de penser ce que j’avais à dire. Il y a un thème continu autour duquel est construit l’album.
En parlant de thèmes, on en décèle deux sur l’album : l’identité et l’amour
Tout à fait. Il y a des chansons qui parlent d’amour et d’autres qui parlent de la création de nos cultures, que j’ai voulu mettre en valeur. C’est pour cela que l’on retrouve beaucoup de tambour, de rythmes traditionnels comme du kasé kò, du kaladja, des rythmes de la Caraïbe, de la Jamaïque, des Antilles… Ki moun mo sa est un titre dans lequel je m’interroge et m’affirme à la fois. Je suis fier de mes racines et en même temps j’évolue.
On vous a plusieurs fois retrouvée en featuring avec Lova Jah ou encore Tanya Saint-Val. Sur cet album, il n’y a qu’un seul duo et c’est avec votre mari Maxime Manote. Pourquoi ?
Parce que je voulais que cet album soit très personnel. Cet album est ma carte d’identité. Et sur sa carte d’identité, on est seul ! J’y ai mis toutes mes facettes. Et en conclusion de l’album, il y a ce featuring avec mon mari, qui est aujourd’hui une partie de moi puisque nous sommes unis. C’est une reprise de l’Hymne à l’amour. C’est ce genre de reprises qui m’a fait connaître au début sur les réseaux sociaux.
Vos textes sont très poétiques. Quelles sont vos inspirations ?
En premier, Léon Gontran-Damas que j’ai beaucoup lu, qui m’a beaucoup accompagné dans la construction de mon identité. J’aime aussi beaucoup Césaire, tous les poètes de la Négritude jusqu’à Frantz Fanon, Édouard Glissant, Senghor. Bien sur Maryse Condé que je cite souvent car ses romans m’ont bercé, notamment Moi Tituba la sorcière. Au niveau musical : Tonton Jo, Malavoi, Tanya Saint-Val, Edith Lefel, Stevy Mahy, Beyonce… Il y en a tellement ! Je fais attention à choisir les mots qui me semblent beaux, car la musique c’est aussi les mots.
Comment vous sentez-vous aujourd’hui dans votre carrière ?
Je me sens très bien ! Je ne m’attendais pas à un tel retour. L’album plait, c’est une fierté pour moi de porter haut les couleurs de la Guyane.
Quand est prévu votre prochain déplacement en Guyane ?
J’espère pouvoir venir en juin. Je veux respecter les consignes et ne mettre personne en danger. Mais dès que ce sera possible, je veux venir et organiser quelque chose. J’étais en Guyane juste avant le confinement en mars. J’espère pouvoir y revenir vite car c’est là que j’aime être le plus.
Un dernier mot pour vos fans ?
Grémési ! C’est la Guyane qui me porte. Si aujourd’hui je vais plus loin que la Guyane c’est grâce aux Guyanais.

"Ki Moun Mo Sa", disponible : sur toutes les plateformes de streaming et sainamanotte.com et Au Savoureux Gâteau à Rémire-Montjoly.


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