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Les nuits parisiennes vibreront au rythme de Saül et Camopi

Emma Delaunay Lundi 25 Juin 2018 - 13h39
Les nuits parisiennes vibreront au rythme de Saül et Camopi

Wakanda, alias la Rémiroise Mélyssa Cippe, installée à Paris, revient sur ses terres d’origine à la recherche de rythmes et de sonorités ancestrales. Avec son premier opus Ceremony, disponible à la rentrée sur internet, elle propose un voyage initiatique mariant les musiques tribales et la house.

Dans la famille Cippe, tout le monde ou presque est tanbouyen. Et puis il y a Mélyssa… la DJ qui enflamme les nuits parisiennes. Des Âmes-Claires où elle faisait déjà chauffer les platines à l’adolescence jusqu’aux salles parisiennes comme le M’Sieurs Dames et À la folie Paris où elle joue cette semaine, le parcours de la jeune Rémiroise a été express.

Paris, elle y arrive à 15 ans pour retrouver sa grande sœur Sylvie, qui l’a élevée jusque-là. Lors d’une soirée avec ses voisins, Mélyssa découvre l’art du mix et le plaisir de faire danser ses amis. Elle prend goût « aux machines » et enchaîne les tracks de ses CDs pour faire vibrer ses proches. À 16 ans, celle qui a pris le nom d’artiste de Wakanda fait sa première scène à Paris : lors d’une soirée guyanaise, elle remplace le DJ jugé incompétent par le public. Elle prend possession des platines pour sauver la soirée. Mélyssa mixe des tubes dancehall, de hip-hop et de funk, des titres indispensables selon la jeune Rémiroise pour rameuter les troupes sur le dancefloor.

Le temps passe et sa musique évolue. La jeune DJ se met à l’ère du numérique et investit dans un controller. « Dans le milieu, on appelle ça un jouet. C’est vraiment petit et ça ne fait pas professionnel, mais pour débuter c’est idéal. Et le principal, ce n’est pas le matériel, mais de bien connaître ses sons… », confie Mélyssa.

En 2008, la jeune femme découvre la house music, principalement constituée d’un rythme minimal, d’une ligne de basse proche du funk et de la disco, à laquelle viennent s’ajouter des samples de voix. C’est la révélation. Wakanda délaisse le hip-hop pour ne mixer que de la house. Trois ans après cette rencontre musicale, la disc-jockey intègre la Silent Event Family. Avec ces soirée silencieuses, le public européen se déhanche, volume à fond dans le casque, sur les mix de Wakanda. Mélyssa ne s’arrête plus et enchaîne les projets, les soirées, les festivals… Tout va très vite pour elle, trop vite même… Une pause s’impose !
« Je ne savais pas où j’allais »
« Je ne savais pas où j’allais avec le mix et je n’avais pas prévu tout cet engouement… J’ai accepté tout et n’importe quoi, parce que j’avais peur de tomber dans l’oubli. En tant que femme, la pression est d’autant plus forte car l’on doit toujours prouver qu’on sait mixer ! Il fallait vraiment que je retourne en Guyane pour être au clair avec moi-même. C’est important de revenir d’où l’on vient pour savoir où l’on va… »

Deux ans après, malgré beaucoup d’hésitation, Wakanda repart à Paris et reprend le contrôle des platines. « Maintenant, je sais vraiment où je vais ! Passer les sons des autres ne m’intéresse plus. Aujourd’hui, Wakanda à une histoire à raconter. Et pour cela, on opte pour un changement de configuration. Je vais créer mes propres sons, les sampler et les jouer en live… Il s’agira plus de beatmaking que de mix, et ça sera artistiquement plus intéressant. » En prenant plus de liberté, Wakanda pourra enfin laisser exprimer « son pouvoir magique intérieur ».


Un premier EP puisé à Camopi et Saül
Pour composer, Mélyssa n’a toujours pas de recette magique. Généralement, tout se construit à partir d’images, de pochettes d’albums ou encore de photos et de vidéos. Et le projet de son premier EP, Ceremony, lui vient lors d’un shooting photos. En rentrant chez elle, Wakanda s’inspire de ces tableaux photographiques pour écrire une histoire, un texte, une mélodie et un beat. Pour cet EP, le rythme est celui du battement du cœur. « C’est un rythme essentiel et puissant, que l’on connaît tous et qui nous met facilement en trans. »

À travers cet EP, la beatmakeuse souhaite faire découvrir une variété de populations souvent oubliées ou ignorées. Wakanda est donc allée à Camopi et Saül pour puiser les sons de la forêt, des chants mais aussi des voix. Un premier opus qui met en avant les cultures guyanaises, brésiliennes, cubaines, africaines et australiennes. Wakanda revient vers les musiques originelles et les modernise en restant dans son domaine de prédilection : la house. Les internautes pourront découvrir très prochainement un premier titre de l’EP. Il suffira de tendre l’oreille. L’univers musical de Wakanda ne laissera pas indifférent.



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