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MUSIQUE

La cantatrice martiniquaise Christiane Eda Pierre est décédée

France-Antilles Lundi 7 Septembre 2020 - 07h35
La cantatrice martiniquaise Christiane Eda Pierre est décédée
Christiane Eda-Pierre, en 2012, lors d'un hommage au Conseil régional de l'époque. (Photo Fernand Bibas)

La cantatrice martiniquaise est décédée ce dimanche 5 septembre, à l'âge de 88 ans, en France. Christiane Eda Pierre a chanté sur toutes les grandes scènes musicales de France et du monde.

 La célèbre cantatrice martiniquaise Christiane Eda Pierre née à Fort-de-France le 24 mars 1932 est morte ce dimanche dans sa maison des Deux-Sèvres dans le Centre-Ouest de la France. Agée de 88 ans, elle avait démarré sa carrière en 1958 et fait les belles heures de l’opéra français en interprétant des rôles cultes comme Papagena dans la Flûte Enchantée dès 1959 au festival d’Aix en Provence. En 1977, elle fait un triomphe dans les Contes d’Hoffman mis en scène par Patrice Chéreau.

Christiane Eda-Pierre est sans nul doute l'une des cantatrices françaises les plus marquantes du XXe siècle. Née à la Martinique le 24 mars 1932, la soprano est la fille de William Eda-Pierre, décédé très jeune, et d'Alice Nardal, l'une des sept sœurs Nardal, famille d'intellectuels de la bourgeoisie martiniquaise, et la nièce de Paulette Nardal, la première étudiante noire à la Sorbonne.

En septembre 1950, Christiane Eda-Pierre quitte la Martinique pour Paris, où pendant deux ans, elle travaille à l'Ecole Normale de Musique. Elle se destinait à devenir pianiste, mais, suivant les cours de Charles Panzera, elle passera du piano au chant. En 1954, la jeune soprano intègre le Conservatoire de la Rue de Madrid, où elle travaille le chant avec le baryton Louis Noguera, et la diction avec la comédienne Gabrielle Fontan. Christiane Eda-Pierre remporte plusieurs récompenses : le prix Lucienne Bréval, le prix Ambroise Thomas, le prix Alice Ducasse. Puis elle sort du Conservatoire en 1957 avec le premier prix de chant, le premier prix d'opéra et le premier prix d'opéra comique.La cantatrice a reçu de nombreuses distinctions. D'abord en France, où elle a reçu la légion d'honneur ainsi que la médaille nationale de l'ordre du mérite. Mais aussi ici, en Martinique, puisque le collège du Morne Rouge a été baptisé à son nom. Depuis 2019, le hall de Tropiques Atrium porte son nom et une exposition sur l’ensemble de sa carrière et de sa vie vient de s’achever au musée de Fort-de-France.
 
 
Quelques éléments de biographie

24 mars 1932 : naissance à Fort-de-France. Son père est Wil- hem Eda-Pierre, alors que sa mère, Alice, est la troisième soeur Nardal.

1954 : études au Conservatoire national supérieur de Paris.

1958 : première scène, elle est Leïla des « Pêcheurs de perles » de Bizet.

1959 : le festival d'Aix-en-Pro- vence l'accueille en Papagena de « La flûte enchantée » de Mozart.

1960 : « Lakmé » à Bordeaux. Elle intégre la Réunion des théâtres lyriques nationaux (RTLN), qui regroupait l'Opéra de Paris (le palais Garnier) et l'Opéra-comique (la salle Favart).

1961 : débuts à l'Opéra-comique avec « Lakmé » .

1962 : débuts à l'Opéra Garnier dans les « Indes galantes » de Rameau. Olympia à l'Opéra-comique.

1963 : voix céleste dans « Don Carlos » de Verdi

1964 : à Bordeaux puis à la salle Favart, elle incarne Amélite dans « Zoroas- tre » .

1965 : elle revient à Aix-en-Provence pour chanter la reine de la nuit (« La flûte enchantée » ) et Eurydice dans l'« Orfeo » de Monteverdi. À Lisbonne et Berlin, elle interprète Olympia des « Contes d'Hoffmann » d'Offenbach.

1966 : à Londres, on l'entend dans « L'enfant et les Sortilèges » de Ravel. À Chicago, elle reprend Leïla.

1968 : sur la scène de l'Opéra Garnier, elle interpète Créuse de Darius Milhaud. En outre, elle connaît la consécration avec « Lucia di Lammermoor » de Donizetti, et assure sept représentations du « Rossignol » de Stravinsky à Chicago.

1969 : Violetta dans « La Traviata » .

1973 : » Orphée et Eurydice » de Gluck à l'Opéra Garnier.

1974 : » Les puritains » de Bellini à Marseille, Antonia des « Contes d'Hoffmann » à Garnier dans la célèbre mise en scène de Patrice Chéreau.

1976 : Constante dans « L'enlèvement au sérail » de Mozart à Garnier sous la direction de Karl Böhm, puis la Comtesse des « Noces de Figaro » de Mozart au Met new yorkais.

1980 : débuts à Salzbourg.

1981 : débuts à la Monnaie de Bruxelles.
 
 


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