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INTERVIEW

Dasinga, Raggamuffin jusqu'au bout

Pierre Rossovich Lundi 17 Juin 2019 - 09h51
Dasinga, Raggamuffin jusqu'au bout

Après avoir sorti un maxi en 2007 avec le Sas prod, Dasinga revient aujourd’hui avec son premier veritable album, produit par We are soldiers records. quatorze titres solides comme leur interprete.

L’album s’appelle Raggamuffin. Quelle est ta définition de ce mot jamaiquain ?
J’ai appelé l’album ainsi pour rendre hommage a la musique dancehall que l’on ecoutait dans les annees 90. Celle avec laquelle
j’ai grandi, à l’epoque du Bar Bleu a Chicago avec Stanley et Nazim. Ces dj’s qui mettaient l’ambiance et donnaient le ton. C’etait le temps des k7 et des mixtapes ! Cette vibe d’antan me manque. Même le dancehall aujourd’hui n’est pas celui que j’ai connu dans les années 90.
Les quatorze titres de l’album sont d’ailleurs orientés dancehall. Pourquoi ne pas tenter autre chose ?
En effet, cet album est un concentré 100 % dancehall. Mais ne vous inquiétez pas, il y a d’autres choses qui arrivent ! Des titres un peu plus afro-beat dans la veine du titre « Askip » que j’ai sorti récemment avec Nino Urry. C’est ce que Drake ou Tory Lanez appellent du dancehall maintenant mais pour moi c’est de l’afro (rires).
Dans le titre « Percé » qui ouvre l’album, tu fais le constat que dans le dancehall aujourd’hui il faut parler de violence pour buzzer ?
Chacun fait ce qu’il a à faire. Moi, je n’écris pas pour écrire. Je ne cherche pas à plaire à un tel. Je fais ma musique comme je le sens. C’est sûr que ça ne peut pas plaire à tout le monde. Chak moun ka fè yé bèt. Je ne me travestirai pas pour avoir du buzz. Je n’ai pas besoin de courir derrière l’argent au niveau de la musique. Le travail se fait.
Dans le titre « Trust me », on découvre Dasinga dans la peau d’une mule ?
Je me met dans la peau d’un jeune qui a essayé de faire passer de la drogue et qui, en prison, voit sa mère pleurer. Ce jeune voulait mettre sa famille à l’aise. Il regrette mais c’est trop tard. C’est quelque chose qui arrive fréquemment en Guyane mais dans tous les pays en fait. Je ne cherche pas à juger ceux qui font des conneries. D’autant que j’en ai fait aussi plus jeune. Dans le titre « O fon ghetto » je dis « mo vandé kali pou fè lajan rantré », c’est quelque chose de réel. Mais avec l’âge et les voyages, tu réflechis autrement et tu trouves d’autres moyens, honnêtes, pour faire de l’argent.
Dans « French Guiana », tu cites Florent Malouda, Kevin Séraphin, Staney Coppet. Comment ces Guyanais t’ont-ils inspirés ?
Ils m’inspirent toujours car ils sont arrivés à un certain niveau et qu’ils n’oublient pas de partager avec leur pays. Ils sont fiers d’être Guyanais. J’aurais aimé qu’ils inspirent cette jeunesse qui dérive. Qu’elle prenne exemple sur eux. Si eux ont réussi, toi aussi tu peux. Ce ne sont pas des fils de riches. Ils ont charbonné et se sont donnes les moyens pour arriver là où ils sont.
« Raggamuffin » est disponible sur toutes les plate-formes de streaming. C’est devenu un passage obligatoire aujourd’hui ?
Oui, car ainsi c’est accessible à tout le monde. En Guyane, il nous reste un cap à passer. Les titres circulent sur les téléphones, ça suffit à certains… Mais bon, de plus en plus d’artistes guyanais sont disponibles en streaming comme Snipa, Madness… « Rag-gamuffin » est également disponible en physique, sur le site de la marque Flexcible, qui est le partenaire officiel de l’album, et sur celui du label We Are Soldiers. Bonne écoute et bonne réécoute, one love !

 
Raggamuffin :
Quatorze titres composés par Wallass (O fon ghetto), Skandalyze (Faker, French guiana, Priye), Dj Traekup et Matojah (Couchal), Danjaah Tai (Percé), Baws Music, OG Beats. Quatre clips extraits de l’album sont déjà disponibles sur Youtube : « Percé », « French Guiana », « Ofon ghetto », « Faker ».
 
 



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