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Culture / Cinéma

Le Fifac deuxième édition, c'est parti

Mercredi 7 Octobre 2020 - 01h33
Le Fifac deuxième édition, c'est parti
La cérémonie d'ouverture du Fifac 2020 - Samuel Zralos

Jusqu'à vendredi soir, 12 films documentaires en compétition et douze « écrans parallèles » sont projetés au camp de la transportation, à Saint-Laurent du Maroni.

Pour la première soirée de la deuxième édition du festival international du film documentaire Amazonie Caraïbes, l'ambiance était calme au camp de la transportation, à Saint-Laurent du Maroni.

Pas faute d'affluence : le public a répondu présent, mais en raison d'une jauge limitée à 200 personnes en tout sur le festival, le camp était plein dès 19h. Beaucoup ont du patienter à l'accueil ou rentrer chez eux, voir les films en ligne

Celles-ci et ceux qui ont eu la chance d'arriver tôt ont pu profiter de six films répartis sur les deux scènes en plein air de l'événement. A commencer, à la nuit tombée, par Amazônia sociedade anônima documentaire brésilien signé Estêvão Ciavatta, qui narre la lutte commune d'Amérindiens et d'autres habitants contre la déforestation de l'Amazonie.
Une ambiance paisible

A l'écran, les arbres tombent et les occupants des lieux résistent. Sous le manguier de la grande scène, le silence est presque total, le public attentif. Chacun est sur sa chaise, éloigné des autres d'un mètre pour respecter les règles sanitaires, ce qui n'incite probablement pas aux commentaires chuchotés.

L'ambiance, entre les lumières de l'écran, celles qui illuminent le manguier du camp de l'intérieur et celles qui proviennent du bar derrière le CIAP, est paisible autant que concentrée. A l'issue de la séance, les langues se délient, des groupes d'amis commentent ce qu'ils viennent de voir en se levant, qui pour partir, qui pour se diriger vers le bar du Fifac. Ce festival, c'est « des échanges, de la convivialité », affirme Sophie Charles, maire de Saint-Laurent du Maroni. L'édile trouve « formidable de faire de ce lieu chargé d'histoire un lieu de culture ».

A peine le temps de reprendre son souffle et c'est déjà l'heure du deuxième documentaire en compétition, Pour quelques bananes de plus, le scandale du chlordécone . Dans un style beaucoup plus pédagogique que le film d'ouverture, la voix off enchaîne faits et dates, établit des liens et retrace l'histoire et les dégâts du chlordécone, ce pesticide qui empoisonne les terres antillaises.

Pour les plus courageux, deux films sur le Suriname viennent clôturer la soirée. Au lavoir, écran installé entre deux cases, avec un public limité à 50 spectateurs, The night readers retrace à grands coups d'images d'archives la guerre civile au Suriname entre 1986 et 1992, s'attardant au passage sur le sort que la Guyane française réserve aux réfugiés.
Encore 18 films et trois soirs de projections

Dès demain, le festival reprend, avec autant de films différents à l'affiche, dont plusieurs avant-premières. Le Fifac sort même du camp de la transportation, avec un petit détour au carbet des associations du village chinois, le long du fleuve, pour des projections centrées sur les danses et musiques urbaines.

Et si vous n'êtes pas sur Saint-Laurent, pas de panique, puisque que comme aujourd'hui, tous les films diffusés en plein air le sont également sur le site internet du festival.

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