• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Culture

Fifac: «Massacre river» primé deux fois

Samuel Zralos Samedi 10 Octobre 2020 - 19h23
Fifac: «Massacre river» primé deux fois
Le Fifac 2020 s'arrête, aprèsune semaine de documentaires.

Alors que s'achèvent quatre jours de documentaires, en ligne et au camp de la transportation de Saint-Laurent du Maroni, place au palmarès. Le jury du Fifac a notamment récompensé « Massacre river », également prix des lycéens et Anabel Rodriguez Rios, réalisatrice de « Erase una vez en Venezuela - Congo Mirador ».

Après cinq jours de cinéma, cinq jours de course effrénée pour les organisateurs et de déambulations plus paisibles côté public, le Fifac 2020 ferme ses portes et décerne ses récompenses.

Massacre River de Suzan Beraza, ressort du festival international du documentaire Amazonie Caraïbes doublement primé, puisqu'il remporte à la fois le grand prix du jury et le prix des lycéens. Deux titres qui viennent couronner une oeuvre très forte. Consacré à la lutte d'une jeune résidente de la République Dominicaine d'origine haïtienne pour conserver sa citoyenneté, ce film n'a laissé personne indifférent hier soir, lors de son passage sous le manguier du camp de la transportation. « Ça prend aux tripes », commentait un spectateur, les larmes au bord des yeux.

Le prix du jury du meilleur réalisateur revient également une réalisatrice, Anabel Rodriguez Rios, pour Erase una vez en Venezuela - Congo Mirador , qui suit sur plusieurs années le destin d'une maison délabrée du Venezuela. L'histoire, aussi, « de l'espoir qui s'évanouit après la mort de Chavez et la nouvelle direction de la révolution bolivarienne ».

Le prix du public, lui, est venu récompenser 1979, Hmong de Javouhey . Non pas un documentaire en compétition officielle, mais un film guyanais, présenté dans le « fokus Guyane » du festival, qui explore la vie de Hmong, quarante après leur arrivée dans l'Ouest guyanais.
Deux court métrages ex-aequo

Du côté des webdocs, diffusés en ligne, le jury présidé par l'acteur et metteur en scène Jacques Martial a retenu l'épisode « Marvin, grand écran » de Guyane underground , série de neuf documentaires courts de six minutes sur les cultures urbaines.

Il n'est en revanche pas parvenu à départager deux des court métrages en compétition, 407 Jou de Eléonore Coyette et Vanyan , de Raymond Samedy. Deux documentaires différents, qui partagent un thème commun, Haïti et ses injustices. Les deux repartent ex-aequo, avec le prix du meilleur court métrage.
« Les gens y sont bien »

Par delà les prix, cette deuxième édition du Fifac s'achève surtout sur un sentiment de réussite, dans des conditions pour le moins singulières. Touché, comme l'ensemble des manifestations culturelles, par la crise issue de la covid-19, l'événement aura retenu son souffle tout au long de sa préparation.

Et a surtout du négocier jusqu'à la dernière minute : la jauge , initialement limitée à 200 personnes est finalement passée à 400... le mercredi seulement, après le passage de personnel de la sous-préfecture lors de la soirée d'ouverture.

Mais, malgré ces difficultés, le public a répondu présent, avec un camp plein tous les soirs et des films abondamment discutés au bar du festival. « Il y a une réelle envie de sortir, de voir des films, ça fait des mois qu'il se passe rien », observe Frédéric Belleney, délégué général du festival, heureux de voir que « les gens sont bien ».

Le passionné de cinéma espère à présent « faire circuler » les films sélectionnés, au delà du public relativement homogène du camp de la transportation. « L'objectif, c'est de faire des diffusions dans les communes » de Guyane. En attendant la troisième édition du festival, prévue dans un an, toujours au camp de la transportation.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

Laurent du maroni 11.10.2020
Bravo

Belle organisation, ambiance décontractée, cadre particulier et réalisations cinématographiques puissantes et instructives.
Massacre River est un bon documentaire filmé avec peu de moyens mais avec beaucoup de finesse et de conviction. Il est disponible en visionnage gratuit pendant un mois sur le site du FIFAC.
Merci pour cette douce semaine passée sous le grand manguier

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
1 commentaire
A la une
2 commentaires
1 commentaire

Vidéos

Voir toutes les vidéos