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Une décision qui nous fait voir les 4 saisons

Mercredi 13 février 2019

Annoncé dans un premier temps avant la fin de l’automne 2018, elle nous est promise cette fois avant l’été 2019, le président de la République française ayant perdu l’assurance du ministre de l’économie qu’il était. Au-delà du constat de la fracturation du peuple guyanais sur le sujet , il me semble dommageable que les multiples débats sur ce dossier n’ont pas abordé et remis en cause le processus qui amène à la décision ainsi que le lieu et l’autorité dépositaires du pouvoir de choisir ou pas Qui, Comment et Pourquoi on exploiterait nos ressources naturelles.

Les leaders d’opinion guyanais, en se rangeant derrière la bannière des deux thèses proposées — le pillage archaïque et la mise sous cloche éternelle —, ont fait l’abstraction d’un positionnement en fonction des intérêts propres de la Guyane et de son peuple.  Ceci étant, ils ont validé notre situation collective de peuple au statut de minorité légale dans l’incapacité de concevoir ses propres schémas de développement et de décider par lui-même de ses choix de société.  Le choix de l’une ou l’autre de ses deux thèses ne modifierait fondamentalement en rien notre dépendance construite artificiellement vis-à-vis de la France, ignorant ainsi notre légitimité à concevoir nos voies et moyens de développement indépendamment des intérêts et de la stratégie de la tutelle coloniale.

Le dernier rebondissement juridico-administratif à la marge de ce dossier nous conditionne à admettre la neutralité du décideur élyséen, ses choix étant motivés que pour faire notre bonheur (sic)... Nous pouvons attendre l’été et la catastrophe annoncée d’une sur-fragilisation de notre cohésion sociale, mais nous pouvons aussi rappeler au monde la réalité de notre climat équatorial qui ne souffre ni d’été ni d’automne ni de printemps ni d’hiver. Accommodons-nous de nos saisons des pluies et de nos saisons sèches, transformons notre légitimité en légalité et assumons nos missions et nos responsabilités vis-à-vis de nos ancêtres et des générations futures ! Ce choix nous revient à nous seuls.

Armand Achille, militant indépendantiste

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