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« Comment je fais maintenant pour élever mes enfants ? »

Samedi 05 octobre 2019

À l’énoncé du verdict mardi au tribunal correctionnel de Cayenne, la victime, en larmes, se lève et demande au tribunal : « Mais comment je vais faire maintenant pour élever mes enfants? » Son conjoint, un maçon d’origine brésilienne, vient d’être condamné à dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis et mise à l’épreuve, avec maintien en détention.

Dans la nuit du 27 au 28 septembre, à Kourou, ce quinquagénaire, dans un état d’ivresse avancée selon les constations des gendarmes, s’en prend à sa conjointe. Il l’insulte et la menace à plusieurs reprises avec des couteaux de cuisine. Et ce en présence de leurs trois enfants. Des enfants dont les témoignages ont été lus par la présidente Carole Pantalacci.

« À chaque fois qu’il est bourré (sic), il s’en prend à tout le monde », témoigne l’un d’eux. « Ce soir-là, papa ne voulait pas que maman reste à la maison », ajoute un autre. « Quant j’avais 7 ans, il a essayé d’étrangler ma mère », déclare la fille aînée, maintenant âgée de 18 ans.

Appelée à témoigner à la barre, la victime, à la demande de la présidente, retrace cette soirée de violences. « J’ai eu peur, bien sûr, mais j’ai réussi à esquiver les coups de couteau. Les enfants se sont interposés. » Elle ajoute : « Quand il ne boit pas, c’est une bonne personne. Et il m’a promis

d’arrêter. » À la question de savoir si elle souhaitait continuer la vie commune, la victime a répondu « oui, évidemment. C’est lui qui paye tout. »

Intervenant au titre du ministère public, Olivier Collonniers estime que « Madame minimise aujourd’hui beaucoup les faits, par rapport à ses premières déclarations. Quant au prévenu, il déclare ne se souvenir de rien et met tout sur le compte de l’alcool. Je requiers une peine de 9 mois, dont 6 avec sursis, et un maintien en détention. »

Pour Me François Stephenson : « Mon client a un problème avec l’alcool, mais ce n’est pas un mauvais bougre. » Il plaide pour du sursis, avec obligation de soin. En matière de peine complémentaire, le tribunal a défendu au prévenu de paraître par la suite au domicile de la victime.

M. L. T.  

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