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REMIRE-MONTJOLY

Le fameux bouillon de Raymonde toujours au top !

Samir MATHIEU Mardi 23 avril 2019
Le fameux bouillon de Raymonde toujours au top !
Raymonde Lafontaine a cuisiné pour 10 kilos de bouillon d'awara ! - Samir Mathieu

Nous sommes allés à la rencontre de Guyanais dimanche à Rémire-Montjoly chez Raymonde Lafontaine. Cette jeune retraitée prépare elle-même le bouillon d’awara et le partage en famille le jour de Pâques. Témoignages.

Le portail est ouvert le dimanche de Pâques lorsqu'on entre chez Raymonde Lafontaine, à Rémire-Montjoly. Il faut dire que Raymonde a le sens de l’accueil et du partage. C’est la tradition. Le dimanche de Pâques, et même le lundi, tout le monde se réunit chez elle. La famille Lafontaine perpétue la tradition depuis toujours. « Avant c’était ma maman qui faisait le bouillon. Elle n’est plus de ce monde et c’est moi qui ai repris le flambeau », explique Raymonde Lafontaine. Le bouillon d’awara chez elle c’est l’un des temps forts de l'année : « ça permet de nous retrouver et de partager un bon moment ensemble ». Et pour que l’événement soit réussi, il faut y mettre du sien, chose que la jeune retraitée a compris mieux que quiconque. Premièrement, elle a de l’awara à portée de main, puisqu’il pousse dans son jardin, et qu’elle n’a qu’à le cueillir au pied du palmier qui trône au milieu de son terrain à côté de la maison.

Les secrets en or

Le bouillon, elle l’a préparé depuis plus de deux jours. La cuisinière résume le processus pour arriver au fameux bouillon d’awara : « D’abord, on a ramassé les awaras. Après on les a pilés avec de l’eau chaude pour faire le jus. Et après le jus, je l’ai porté à ébullition, et ça pendant deux jours. On cuit une première fois (entre 5 et 6 heures) et le lendemain, on rallume le feu pour une nouvelle session de 6 heures, de façon à ce que le jus devienne une pâte. Après, on s’arrête là. Le lendemain, je prends la pâte que j’ai faite, je mets mes légumes et je rallume le feu et je porte à nouveau à ébullition. Mes légumes, ce sont les aubergines, concombre, ti pikan, concombre longe, concombre piquant et haricots verts. Après, je commence à mettre la viande. J’y mets du poulet boucané, du poisson boucané, J’y intègre aussi des crevettes, du crabe, du lard et des queues de cochon pour la salaison. Là, comme la pâte est déjà faite, je n’y met pas beaucoup de temps, une demi-heure, de façon à ce que le bouillon se mélange bien avec les éléments. »

Cela fait quatre ans déjà que Raymonde Lafontaine pris le relais : « J’ai juste repris ça pour la famille », confie-elle. « Comme on a une grande famille, je ne vais pas laisser tomber. ça permet de nous rencontrer, de réunir la famille. Et puis j’aime ça. J'aime faire le bouillon. Et c’est bien ça la recette du succès : l’amour de son prochain et celui pour la Guyane et pour ses valeurs.

Samir MATHIEU

« chacun fête Pâques à sa manière »

«  Je ne fais rien à Pâques parce que je travaille, donc je rentre et je dors. Un soir, je m’achète quand même du bouillon d’awara. Je n’ai pas fait le carême non plus. De toute façon, chacun fête Pâques à sa manière  : il y a des gens qui mangent le poisson, d’autres, c’est le bouillon. »

Pierre - Aurélie Ponsot
«  Je cuisine des bananes pesées »

«  Je fête Pâques : je cuisine des bananes pesées, de la morue, des betteraves et du cresson. Par contre, je ne fais pas le bouillon d’awara car je n’aime pas. Pâques, c’est un grand jour que l’on fête avec les copains et la famille les soirs du week-end pascal. Je ne fais pas le carême, mais je vais à l’église le dimanche de Pâques pour prier le bon dieu.  »

Cobite - Aurélie Ponsot
«  C’est un véritable temps d’écoute »

«  Pour moi il y a deux aspects à Pâques. L’aspect traditionnel avec le bouillon d’awara, la famille, les liens sociaux. C’est une fête très importante ici, un moment de partage. Il y a aussi l’aspect religieux. J’ai fait le chemin de croix et la messe à la cathédrale. C’est un véritable temps d’écoute. Lire les cahiers de messe m’a fait réfléchir sur la notion d’échange, de partage et de rencontre, le respect des autres, le non jugement.  »

« On invite la famille, les amis »

«  Pâques, c’est pour nous une fête importante en tant que chrétiens. On invite la famille, les amis. On mange le bouillon d’awara. On partage. Au marché du samedi, on fait nos derniers achats : du poulet boucané, de la viande salée, des aubergines. Le bouillon est déjà prêt, on le prépare bien sûr à l’avance.  »

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