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La PAG offre des soins et des amis pour la vie

Samir MATHIEU Jeudi 31 Octobre 2019 - 03h10
 La PAG offre des soins et des amis pour la vie
Le refuge et dispensaire de la PAG se situent au bord de la RN 1 sur la commune de Macouria - Samir MATHIEU

La Protection animale de Guyane (PAG) a créé un dispensaire à Macouria, le premier sur le territoire. Un vétérinaire s’occupe des chiens et chats récupérés par l’association et ceux adoptés par les particuliers, comblant un vide laissé par le départ de la SPA.

Ici, on aime les animaux. Qu’on se le dise, l’association PAG (Protection animale de Guyane) a été créée dans le but de venir en aide aux animaux. Le site de Macouria est le royaume des chats et des quelques chiens récupérés par des personnes bienveillantes. Au refuge, on accueille les animaux abandonnés ou retrouvés dans la rue, dans la nature. Et ils sont très nombreux. « On nous en amène toutes les semaines », explique Delmino Canario, président-fondateur de la PAG.

« Au début, en 2013, il n’y avait qu’une maison témoin. Il n’y avait rien. J’ai tout construit progressivement pour en arriver là. » Cinq bénévoles se dédient à cette cause. Discrets, ils travaillent d’arrache-pied et sont de véritables amoureux des animaux. On recense actuellement, et ça évolue constamment, huit chiens adultes et six chiots ainsi qu’une trentaine de chats et chatons.

Un dispensaire et un vétérinaire

Le dispensaire créé cet été est le premier de Guyane et l’un des rares existant en Outre-mer. Il a pour vocation de soigner les animaux malades mais permet aussi de développer le programme de soins conclu lors de chaque adoption. Le centre propose la vaccination, la stérilisation et l’identification, obligatoire depuis 1992. Depuis que la SPA de Kourou a fermé, seule la PAG assure, dans de bonnes conditions, l’adoption de nos amis à quatre pattes. Depuis le 5 juillet précisément, un vétérinaire travaille à mi-temps au dispensaire de la PAG. L’objectif est d’améliorer le service et de prendre à temps complet un vétérinaire. « Notre système permet de dispenser des soins dans des conditions optimales et de limiter les coûts pour les particuliers », précise le président de la PAG. « L’idée est d’aider les personnes à avoir leurs animaux avec un vétérinaire présent pour eux », détaille Delmino Canario. Selon les calculs de l’association, le coût est deux fois moins cher que chez un vétérinaire classique.

Les coûts de vétérinaire sont une des dépenses majeures de l’association. L’an dernier, ils se sont élevés à 50 000 euros. En plus de la démarche de protection des animaux, la PAG s’inscrit aussi dans une optique solidaire et durable. De nouvelles puces plus écologiques qui permettent de réduire les déchets viennent d’être choisies par l’association, malgré son coût légèrement plus élevé à l’achat. En plus d’être plus écologiques, elles font moins mal aux chats car l’aiguille est plus fine.

Adoption ou famille d’accueil

La PAG est très active sur les réseaux sociaux. Sa page Facebook met en lumière ses actions et présente les chats et chiens proposés à l’adoption. C’est un relais majeur pour que les animaux restent le moins longtemps possible au refuge. Le but de la PAG est avant tout de faire adopter ces animaux de compagnie abandonnés. Cela fonctionne. Les chats, par exemple, trouvent très vite des familles d’accueil et de nouveaux maîtres. Deux modes permettent de se procureur un chat ou un chien. Le plus classique est l’adoption. Moyennant 100 euros pour un chat mâle, les adoptants bénéficient de l’aide et de l’attention de la PAG pour la vaccination, l’identification et la stérilisation. La seconde option est de prendre un animal en tant que famille d’accueil. Cela permet au chat ou au chien d’être choyé dans un foyer dans l’attente d’une adoption.

Samir MATHIEU

Delmino Canario est le président de la PAG. C'est lui qui a fondé l'association et mis sur pied le refuge de Macouria. - Samir MATHIEU
Deux chatons à l'adoption au refuge de la PAG. - DR

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3 commentaires

Vos commentaires

Gérard Manvussa 02.11.2019

Ici les bien-pensants de passage sont souvent des ardents défenseurs de la faune et la flore. Mais les Guyanais en souffrance, hormis l'Amérindien sanctifié (autre cause bien-pensante), ils ne s'y intéressent pas...

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Gérard Manvussa 31.10.2019

Il y a le Pag (parc), la Pag, il faudrait faire plus original. De toute manière les associations en Guyane c'est pour la nature et les animaux, la protection des Guyanais, peu d'auto-proclamés humanistes y pensent...

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Pellucci 01.11.2019

L'article parle d'une cause noble, mais gégé, quand tu dis, "la protection des guyanais", tu penses a quoi ? vas y développe ....

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