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3 question à... Steven Kuzan, délégué Outre-mer du Refuge

« Briser les clichés sur l’homosexualité aide à lutter contre l’homophobie »

Samir MATHIEU Mardi 14 mai 2019
« Briser les clichés sur l’homosexualité aide à lutter contre l’homophobie »
Steven Kuzan - archives

Dans le cadre de la Semaine nationale du Refuge, Steven Kuzan rappelle les actions menées en Guyane.

Jusqu’à vendredi, c’est la Semaine nationale du Refuge. Quel est le concept ?

Cette semaine nationale du Refuge se déroule autour de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie qui aura lieu vendredi. Le but, c’est de communiquer sur les actions du Refuge, sensibiliser les personnes sur les questions d’homophobie et de transphobie. Toute la semaine, nous avons un programme d’action. Mercredi à 19h45, ciné-débat à l’Eldorado sur le film Rafiki. C’est l’histoire de deux jeunes lesbiennes au Kénya. Participeront à ce débat un militant de l’Ouest guyanais et Mgr Lafont, l’évêque de Cayenne. On espère sensibiliser les gens sur de telles situations avec les soutiens du Refuge. Jeudi soir, à 18 heures : soirée afterwork au CocoSoda. Vendredi matin, nous tiendrons un stand à l’université. Puis soirée au Hitbox à partir de 20 heures. Toute la semaine, nous tenons des stands au lycée Melkior-Garré. Des bars et des restaurants partenaires font des soirées au profit du Refuge.

Vous organisez tout au long de l’année une sensibilisation en milieu scolaire...

Nous avons l’agrément de l’Éducation nationale, qui nous permet d’intervenir dans les collèges et les lycées. Le but, c’est de sensibiliser les jeunes, de leur faire comprendre ce qu’est l’homosexualité, l’homophobie, la transidentité. C’est aussi de rappeler les conséquences sur les jeunes qui subissent l’homophobie. De dénoncer les clichés tels qu’« une lesbienne est toujours masculine » ou « un gay est toujours efféminé ». Ça n’a rien à voir. Il faut démonter ces préjugés. Et échanger avec les jeunes, permet de briser ces clichés. La semaine dernière encore, nous étions au collège Henri-Agarande, à Kourou, un peu avant à Saint-Laurent...

Comment les jeunes réagissent-ils ?

Globalement, quand on arrive, c’est la première fois qu’ils discutent du sujet de l’homosexualité. Dans l’Hexagone, les jeunes ont déjà leur idée sur le sujet, mais en Guyane, parfois, ils n’en n’ont jamais discuté. Ils sont très réfléchis. Ce ne sont pas des questions qu’ils ont trouvées parce que nous sommes là. Ce sont des questions qu’ils se posent depuis longtemps. Donc, ces interventions sont vraiment utiles et nous aimerions pouvoir encore plus les développer.

Propos recueillis par Samir MATHIEU

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4 commentaires

Vos commentaires

Zagada 17.05.2019
On ne vas pas se huiler les f...pour plaire à certain

Ba To ko w bann !!!
Autrement dit débrouille toi !!!

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Zagada 14.05.2019
Toujours an train de chialer

N y a t il pas de problème plus sérieux a résoudre sur cette pauvre planète ???

Répondre Signaler au modérateur
dtc97300 15.05.2019

Vous avez raison...la société créole est suffisamment raciste et homophobe...inutile d’en parler...

Répondre Signaler au modérateur
dtc97300 16.05.2019

L’homophobie locale qui s’écrit sans complexe...et qui passe crème sur France Guyane. Belle société guyanaise, beau journal...

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