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Bientôt la disparition de Clochards de Guyane ?

Vendredi 29 Novembre 2019 - 03h05
 Bientôt la disparition de Clochards de Guyane ?
Olivia Pecqueur (trésorière) et Micheline Guth (présidente). La seule solution envisageable à long terme pour endiguer la divagation grandissante, c'est une campagne de stérilisation. - Aurélie Ponsot

Faute de financements, l’association Clochards de Guyane, qui se substitue à la SPA à Kourou, risque de fermer définitivement en 2020, ce qui serait un coup dur dans une ville où le nombre de chiens errants ne cesse d’augmenter et où la fourrière animale n’existe pas, contrairement à ce que la loi exige.

Clochards de Guyane, association de loi 1901, a été créée en 2016, à l’origine dans le but de compléter le travail de la SPA à Kourou : « Nous avons décidé de créer l’association quand on était encore bénévoles à la SPA, pour aider à trouver des familles d’accueil grâce à notre page Facebook », raconte Micheline Guth, la présidente. En juin 2018, la SPA ferme ses portes. L’association avait anticipé dès janvier en demandant à la municipalité d’appliquer le code rural, qui l’oblige à avoir une fourrière animale, gérée par des agents municipaux ou par la communauté de communes.

« On nous a proposé de reprendre les anciens locaux de la SPA et d’y installer la fourrière dont on s’occuperait, le tout en restant bénévole mais ce n’est pas notre rôle. C’est la police municipale qui doit ramasser les chiens errants, comme à Cayenne. » L’association se charge donc de récupérer les chiens divagants, de les amener chez un vétérinaire afin de les soigner, de mettre à jour leurs vaccins, puis s’occupe de les placer en famille d’accueil, avant leur adoption définitive, le tout, bénévolement. En 2018, l’association demande une subvention à la ville de Kourou, obtenue au mois d’août, ce qui lui permet de régler ses frais vétérinaires. En revanche, la demande faite en janvier pour 2019 est restée sans suite : « La ville nous dit de nous adresser au Cnes qui nous renvoie lui vers la mairie. »

Faute de subventions, c’est la fermeture assurée. « S’il n’y a plus Clochards de Guyane, il y aura encore plus de chiens errants à Kourou, d’attaques de meutes, de cas de morsures et de maladies comme la rage. » Contactée, la mairie déclare que la subvention de l’association sera versée d’ici la fin de l’année.

Aurélie PONSOT

Animaux pris en charge et adoptés

2016 : 7

2017 : 34

2018 : 72*

2019 : 128*

Animaux dans l’association et non adoptés : 23

* Ces chiffres comprennent les animaux transférés de la SPA puis adoptés (15 en 2018, déjà 17 et 3 en cours cette année)

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