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Taubira Garde des Sceaux

F.-X. G. Vendredi 18 mai 2012

Christiane Taubira a été nommée ministre de la Justice du gouvernement Ayrault. La passation de pouvoir s'est déroulée hier matin. Ambiance.

C'était la passation à ne pas manquer et la presse nationale, nombreuse, ne s'y est pas trompée. Beau temps sur la place Vendôme quand Christiane Taubira est arrivée, à pied, accompagnée de la ministre déléguée à la Justice, Delphine Batho. Sur la place, les deux femmes ont été interpellées par le délégué national de FO Pénitentiaire, le Guadeloupéen Patrick Louvounou, qui a obtenu d'être reçu au ministère dès la semaine prochaine. Michel Mercier, le ministre sortant est venu accueillir les deux femmes à l'entrée de l'hôtel de Bourvalais, siège de la Chancellerie. Passage obligé devant une haie de photographes et cameramen, montée des marches... Puis les trois ministres, les deux entrantes et le sortant, sont allés s'isoler une bonne demi-heure pour échanger sur les dossiers en cours. Ils sont ensuite arrivés ensemble pour s'exprimer devant la presse, dans une salle bondée à l'étage du ministère. Allocution retransmise en directe par les chaînes d'information en continu. Michel Mercier, centriste lyonnais, débonnaire, a commencé par expliquer le « job » à Christiane Taubira, lui rappelant quelques chiffres : 47 000 employés au ministère de la Justice, 67 000 personnes incarcées et plus de 157 000 condamnés hors système carcéral... « C'est un ministère qui embrasse toute la vie sociale, a résumé Michel Mercier, et il est passionnant même si notre pouvoir de ministre n'est pas très grand... »
Invitée à s'exprimer à son tour, Christiane Taubira a d'abord souligné la « grande cordialité » de cette passation de pouvoir avant d'aborder sinon le fonds, du moins la méthode : « François Hollande a promis une justice indépendante dans ses rapports avec le conseil supérieur de la magistrature et les réformes seront menées dans la concertation et le pluralisme des avis. » Elle a pris « l'engagement solennel du refus de toute ingérence dans les affaires personnelles, individuelles » .
Delphine Batho qui sera, entre autres, chargée particulièrement des affaires pénitentiaires, a été invitée à s'exprimer en dernier. « Je serai à tes côtés Christiane, a-t-elle conclu, en étant à l'écoute de ceux qui servent cette institution fondamentale de notre République. »
Dès 14 heures, les deux femmes étaient au travail puisqu'elles avaient rendez-vous avec le nouveau ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. C'est ainsi que les deux patronnes de la justice et le patron de la police sont arrivés ensemble, à 15 heures, dans la cour de l'Elysée pour la séance de photo du gouvernement rassemblé autour de Hollande et le premier conseil des ministres du quinquennat. Tous assis autour de la table, Christiane Taubira est à la gauche immédiate du président de la République.
F.-X. G. (agence de presse GHM)
- « Réparer l'image de la justice »
Première interview de la nouvelle ministre de la Justice, qui refuse de se prononcer sur les législatives à la veille de la limite de dépôt des candidatures.
Que représente ce ministère pour vous ?
Une responsabilité considérable mais en même temps une chance extraordinaire, inouïe, un immense bonheur parce que c'est une si belle institution, ce sont de si belles missions si grandes et chargées de tellement de sens pour les citoyens, d'une telle portée pour leur vie quotidienne que c'est un privilège inouï de pouvoir exercer cette responsabilité. Voilà comment je le mesure et je vais me hisser tous les jours, chaque minute à la hauteur de cette grande et belle responsabilité.
Vous vous attendiez à ce poste ?
Non... Et vous ?
Comment percevez-vous cette justice ?
Nos concitoyens ont moins confiance en leur justice parce qu'elle a été rendue de façon un peu plus lente ces derniers temps. Il y a eu des difficultés en termes de ressources humaines, en termes de moyens budgétaires. Elle a donc été plus lente et cela a provoqué un sentiment parfois de moindre efficacité.
Il faudra réparer cette image dans l'esprit des citoyens. Nous le ferons avec les personnels.
Marine Le Pen a mis en doute vos capacités à être Garde des Sceaux...
Je pense que tous ceux qui mettent en doute qui que ce soit ont la légitimité de s'exprimer, c'est leur droit mais c'est absolument sans intérêt pour ce qui nous concerne.
C'est un ministère de femmes, est-ce important pour vous ?
Ça l'a été visiblement pour le président de la République mais il a pris des garanties sur les compétences, la détermination et les chances de réussite.
Avez-vous un mot pour vos concitoyens d'Outre-mer ?
Ils savent que l'appareil judiciaire, d'une façon générale dans les Outre-mers, mérite des attentions particulières, et nous les aurons, ces attentions particulières. Mais dans les Outre-mers comme sur le territoire hexagonal, nous avons des personnels de grande qualité et nous savons que nous pourrons nous appuyer sur ces personnels.
Qu'en est-il des législatives en Guyane ?
C'est un autre sujet...
C'est pour ce vendredi ?
...
Comment s'est passé ce premier conseil des ministres ?
Chacun était à sa place et dans son rôle et pour nous, ministres, c'est vraiment l'élément de sécurité en matière d'efficacité. C'est primordial et extrêmement important. Il y avait énormément d'émotion, c'était un conseil des ministres grave, en même temps très précis parce que le président de la République nous a donné des consignes en matière de méthodes de travail, en matière de comportement, en matière d'exigence puisqu'il y a déjà un décret concernant la baisse de nos indemnités, mais aussi le train de vie en général de l'Etat. Donc, nous ferons des efforts et, unanimement, nous sommes totalement d'accord parce que nous sommes en respect par rapport aux difficultés que traversent les citoyens en ce moment. Nous devons prendre toute notre part dans ces difficultés et la première part, ce sont les économies, donc rendre l'Etat de façon optimale de plus en plus efficace avec des moyens ajustés. Le deuxième effort, c'est l'efficacité de notre propre action ministérielle. Mais ce qui est important, c'est que nous pourrons compter les uns sur les autres, c'est-à-dire que la façon dont le président de la République et le Premier ministre conduisent ce premier conseil des ministres est un signe et cette façon-là nous permettra à chacun de faire valoir nos expériences, les leçons que nous en avons tirées. Je pense que ce sera une très belle et très riche expérience.
C'est un gouvernement avec beaucoup de diversité...
Y compris la diversité de nos expériences, qu'elles soient politiques, professionnelles, sociales. Il y a tout ça et c'est fabuleux.
Un parcours de plus de 30 ans
L'engagement de Christiane Taubira est celui d'une militante qui a décidé, il y a vingt ans, de se présenter aux législatives.
L'indépendantiste. « Moi, je n'ai pas un discours indépendantiste, j'ai une pratique militante indépendantiste. » C'est ainsi que Christiane Taubira répondait à une interview au mois de décembre. Car si beaucoup connaissent la députée au fort tempérament, peu connaissent son passé d'indépendantiste.

En 1978, elle rentre en Guyane pour passer quelques jours de vacances après son DEA d'économie. Mais finalement ne repartira pas. C'est au Moguyde, Mouvement guyanais de décolonisation, qu'on la retrouve auprès de bon nombre de jeunes Guyanais. Ses prises de position vont lui valoir quelques ennuis à la suite des émeutes de Cayenne. Elle est obligée de vivre en « semi » clandestinité. « Tous les deux jours je devais changer de lieu, tout en trimbalant un bébé de deux mois » , raconte-t-elle. Ses détracteurs diront que c'est plutôt son mari, Roland Delannon, qui était recherché. Il passera dix-huit mois en prison, à la Santé.
Les législatives. « La première fois de ma vie que j'ai voté, c'était pour moi en 1993. J'étais indépendantiste, anti-électoraliste. » Quand Christiane Taubira se présente aux législatives pour la première fois, elle a 41 ans. « En 1992, lorsque je me lance dans la campagne des législatives, c'est parce que les gens ont organisé un mouvement populaire autour de moi, me demandant d'aller me présenter » , raconte-t-elle. Depuis 1981, c'est Élie Castor qui siège à l'Assemblée nationale. « J'ai le coeur déchiré et la tête en feu quand je vous vois à la merci des corrupteurs de la chair et de l'esprit » , écrit-elle dans sa profession de foi. Les Guyanais sont séduits par cet esprit vif et l'élisent à l'Assemblée nationale face à Rodolphe Alexandre.

Par deux fois Rémy-Louis Budoc a affronté Christiane Taubira aux législatives. Il en garde l'image d'une femme d'une « grande capacité de travail » et d'un « aplomb considérable » . Il avoue que les débats télévisés étaient de « grands moments de stress » pour ses adversaires tellement elle apparaissait à l'aise. En 2007, lors du débat du deuxième tour, Rémy-Louis Budoc s'emploie pour expliquer que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas avoir fait appel à celle qui l'avait combattu pendant la présidentielle, pour un portefeuille ministériel. Il ne parvient pas à déstabiliser Taubira mais obtient, dès le lendemain, l'honneur d'être cité par le journal Le Monde. « Je me suis alors rendu compte que j'avais en face de moi une cliente sérieuse à l'aura nationale, voire internationale » , reconnait-il.

La loi. « Elle est rentrée dans l'histoire » et est « reconnue sur le plan international » . Cette reconnaissance dont fait état Antoine Karam, l'un des plus vieux adversaires politiques de Christiane Taubira, n'est pas pour la loi visant à interdire la fabrication, le stockage, la vente et l'usage des mines antipersonnel, votée en 1995. C'est pourtant la première loi Taubira. Le 10 mai 2001, après des années de combats, Christiane Taubira fait voter à l'Assemblée nationale le texte reconnaissant la traite négrière et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Une loi qui met la députée en pleine lumière. Et pourtant... « En 2005, il y a une quarantaine de députés UMP qui ont signé un papier demandant l'abrogation de la loi » , raconte-t-elle. « Ce qui est important pour moi, c'est de savoir comment on l'applique. » Depuis 2006, le 10 mai est devenu la journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en France.

Les présidentielles. Depuis le début des années 2000, elle est de toutes les présidentielles. D'abord la sienne, en 2002. Les Radicaux de gauche décident de lancer Christiane Taubira dans la lutte entre Jacques Chirac, le sortant, Arlette Laguiller, Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pen, pour ne citer qu'eux. La Guyane plébiscite l'enfant du pays au premier tour et Le Pen arrive au deuxième tour. Les socialistes vont la tacler sévèrement, estimant que les 2,32% de Taubira manqueront cruellement à Jospin.
Cela n'empêchera pas la Guyanaise de retrouver les socialistes, d'abord en 2007. Christiane Taubira était déléguée à l'expression républicaine de la candidate Royal. Puis elle a été aux côtés de François Hollande, tout au long de la campagne, en tant que porte-parole.

S'il a pu parler de « candidature exotique » en 2002, Antoine Karam estime aujourd'hui que c'est « une bonne chose qu'elle entre au gouvernement » . Et ne tarit pas d'éloges sur celle qu'il a combattue politiquement. L'ancien président de Région lui reconnaît une « qualité intellectuelle au-dessus de la moyenne » . Christiane Taubira figure parmi les deux personnalités politiques guyanaises qu'il admire. L'autre, c'est Georges Othily.
Kerwin ALCIDE
L'électron libre de la politique française
Christiane Taubira a 60 ans. La députée de Guyane depuis 1993 est considérée dans l'Hexagone comme « la pasionaria de l'Outre-mer » ou comme un électron libre. Elle est surtout connue là-bas pour la loi qui porte son nom et reconnaît la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité (2001), mais aussi pour sa candidature à la présidence de la République en 2002.
Elle représentait le Parti radical de gauche (PRG) alors qu'elle n'en était pas membre. Celle qui fut représentante particulière de François Hollande lors de la campagne présidentielle n'est pas non plus au Parti socialiste. Elle siège à l'Assemblée nationale comme apparentée PS, mais a aussi été dans sa carrière non-inscrite et inscrite au groupe RCV (radicaux, verts, communistes). Ce statut d'électron libre expliquerait qu'elle ait été approchée par l'entourage de Sarkozy en 2007.

Née à Cayenne en 1952, dans une famille modeste où sa mère élevait seule six enfants, Christiane Taubira est docteur es sciences économiques et en agro-alimentaire, licenciée en sociologie et certifiée d'études supérieure d'ethnologie afro-américaine.
« Femme, noire, pauvre, quel fabuleux capital! Tous les défis à relever. Une vie d'épuisement en promesse » , écrit-elle dans Mes Météores, son ouvrage paru en mars.

Cette petite femme énergique et élégante est une oratrice talentueuse, souvent lyrique, capable de parler sans notes. Mais elle est aussi réputée pour être autoritaire voire cassante et capable de colères mémorables. « Je suis franchement vive parce que j'ai de la passion » , a-t-elle un jour justifié, espérant que « les gens savent distinguer la passion de l'agressivité » . En 1994, elle porte déjà les couleurs du PRG sur la liste Energie radicale de Bernard Tapie aux européennes, avec laquelle elle remporte un siège de député au Parlement européen.

Elle a, en revanche, eu moins de succès dans les scrutins locaux : elle a échoué à deux reprises en 1995 et 2001 à prendre la mairie de Cayenne.

En 2010, elle perd le scrutin régional face à Rodolphe Alexandre. Polyglotte, Christiane Taubira revendique un triple ancrage : ses « combats locaux » , ses « engagements nationaux » et ses « solidarités internationales » .

Avec son mari Roland Delannon, dont elle est maintenant divorcée, elle a eu quatre enfants.
 
- RÉACTIONS
De Guyane, Christiane Taubira a reçu de nombreux messages sitôt l'annonce de sa nomination. Le sénateur et maire de Kourou Jean-Etienne Antoinette estime que « la Guyane doit se réjouir de sa nomination qui, loin de toute exaltation hors de propos, consacre de façon limpide un parcours d'excellence et de clairvoyance politique, référentiel pour nos concitoyens et notre jeunesse » . La députée Chantal Berthelot « et tous les Guyanais sont fiers de cette reconnaissance bien méritée » . Même Rodolphe Alexandre, le président de Région, « se réjouit [...] et ne doute pas que Christiane Taubira, au-delà des fonctions très importantes qui seront désormais les siennes, saura se mettre à disposition des élus guyanais, toutes tendances confondues, pour les aider à faire entendre plus facilement leurs doléances » . Marie-Laure Phinéra-Horth, maire de Cayenne « félicite Christiane Taubira, femme de coeur et de grandes compétences, pour sa nomination historique » . Rémy-Louis Budoc (UMP), conseiller économique, social et environnemental, « note avec une grande fierté la nomination de Mme Taubira au poste régalien éminent de ministre de la Justice. Je tiens à la féliciter. » Gabriel Serville, secrétaire général adjoint du PSG, « présente ses plus vives félicitations à Madame Christiane Taubira » et « invite tous les jeunes de Guyane à analyser le caractère exemplaire, exceptionnel et historique de cette nomination » . Daniel Mangal, maire et conseiller général d'Iracoubo, écrit que « en tant que Guyanais, c'est un véritable sentiment de fierté que je ressens aujourd'hui » . Jean-Marc Aimable, représentant du Modem en Guyane, affirme « cette immense responsabilité honore notre région » . Le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Guyane Jean Yves Marcault-Derouard « espère que ce sera plus facile, maintenant que l'on parlera de la Guyane place Vendôme, de remédier au sentiment d'être un département oublié au niveau de la justice » . Il rappelle que la ministre était aux côtés des avocats lors de leur mouvement de contestation (lire ici sa réaction complète).
 
Trois Ultramarins au gouvernement

Christiane Taubira est à la Justice, Victorin Lurel aux Outre-mers et George Pau-Langevin est ministre déléguée à la Réussite éducative. C'est du jamais vu.

La grosse cote de ce gouvernement, c'est Christiane Taubira qui devient Garde des Sceaux et 3e dans le rang protocolaire du gouvernement. Elle avait soutenu Arnaud Montebourg lors des primaires. L'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 et fondatrice du parti Walwari va occuper les prestigieux locaux de la place Vendôme.

Elle a été nommée Garde des Sceaux, alors que les noms d'Arnaud Montebourg ou Bertrand Delanoë circulaient. Elle était aussi, durant cette campagne présidentielle, un des quatre « représentants spéciaux » du candidat Hollande. Cette femme de caractère et d'une grande culture impressionne souvent son auditoire. Nombreux sont ceux qui ont été marqués par ses interventions à l'Assemblée nationale sans l'appui de notes.

Les trois ministres ultramarins sont, comme leurs collègues, prévenus : le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé que les ministres qui seraient battus aux élections législatives ne pourraient « pas rester au gouvernement » . Mais hier, Christiane Taubira ne s'était toujours pas prononcée sur sa candidature. A l'Outre-mer, Victorin Lurel reprend le portefeuille de Marie-Luce Penchard. Ces derniers mois, les deux Guadeloupéens se sont affrontés à coups de communiqués de presse. Leurs routes n'ont pourtant pas fini de se croiser. La fille de Lucette Michaux-Chevry ira affronter aux législatives Victorin Lurel dans la 4e circonscription de Guadeloupe, qu'il détient depuis 2002. François Hollande, que Victorin Lurel a soutenu dès les primaires socialistes, s'est engagé à limiter le cumul des mandats. Le nouveau résident de la rue Oudinot devra donc laisser la présidence du Conseil régional de Guadeloupe qu'il a ravie en 2004 à Lucette Michaux-Chevry et où siège, dans l'opposition, Marie-Luce Penchard quoiqu'elle n'y ait été présente qu'une seule fois depuis son élection 2010.

Victorin Lurel est un fin politique combatif et érudit, avec un brin d'orgueil, au point que ses opposants aiment à le traiter de « ti coq » . Il espérait un autre ministère et lorgnait l'Agriculture ou les Affaires sociales, avec un rêve secret, sérieusement caressé lors de la campagne de Ségolène Royal en 2006-2007, le Budget. Mais, dernièrement, Victorin Lurel avait confié qu'il accepterait la mission que François Hollande et Jean-Marc Ayrault lui attribueraient. Il reste donc cantonné à l'Outre-mer dont il connait toutes les arcanes pour avoir été secrétaire national à l'Outre-mer au PS en 2005.

Après avoir côtoyée sa compatriote parisienne sur les bancs de l'Assemblée nationale, il la retrouve au gouvernement. George Pau-Langevin, guadeloupéenne également, a été nommée ministre déléguée à la Réussite éducative. Cette avocate de profession a été présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié des peuples (MRAP) de 1984 à 1987. Elle a dirigé l'Agence nationale de promotion et d'insertion des travailleurs d'outre-mer (ANT) devenue depuis Ladom. En 2001, elle devient conseillère au cabinet du maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour la vie associative et déléguée générale à l'Outre-mer.

David MARTIN (avec F.-X.G.), Agence de presse GHM

 

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