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BASKET

Youri Morose : “Redescendre d’un niveau pour mieux remonter”

Théo Quintard Mardi 14 Juillet 2020 - 06h46
Youri Morose : “Redescendre d’un niveau pour mieux remonter”
En NM1, Youri Morose espère enfin lancer sa carrière à Rennes (photo : Denain Voltaire)

Originaire de Montjoly, Youri Morose vient de signer avec l’Union Rennes Basket en Nationale masculine 1 (NM1). Le Guyanais a ainsi fait le choix de donner une nouvelle tournure à sa jeune carrière (22 ans) après deux exercices décevants en Pro B à Denain (banlieue de Valenciennes). Pour France-Guyane, il revient sur ses objectifs avec Rennes et ses deux saisons ratées en Pro B, quelques heures après l’annonce de sa signature en Bretagne.

Youri, vous avez décidé de parapher un contrat avec Rennes en Nationale masculine 1 (3e division française), pourquoi ce choix ?
Y.M : " Après deux saisons très mitigées en Pro B et compte tenu de mes prestations, j’ai décidé de signer à Rennes en Nationale 1, pour avoir plus de temps de jeu et de responsabilités. Car à Denain, je n’y ai pas trouvé mon compte. J’ai donc préféré descendre d’un niveau pour pouvoir m’exprimer et après, mieux remonter. "

“Retrouver cette polyvalence que j’avais en jeune”
Rennes sera promu en NM1 l’année prochaine, vous aspirez donc à avoir de plus amples responsabilités qu’à Denain ces deux dernières saisons...
" Rennes m’a contacté car j’ai un profil qui les intéressait et le projet du club est assez intéressant. Ils me suivaient déjà lorsque j’étais au centre de formation de Cholet. Le coach (ndlr, Pascal Thibaud) m’a dit que je pourrai me plaire à Rennes avec son style de jeu. Et que je ne serai pas forcément dans un rôle de rotation, comme je l’étais à Denain. Tout dépendra de mes prestations mais je devrai avoir plus de responsabilités qu’à Denain.
À Rennes, je veux retrouver de la confiance dans mon jeu et de la confiance en moi. Je souhaite également pouvoir davantage m’exprimer et jouer plus librement. Un peu comme lors de ma dernière année en Espoirs où je faisais un peu de tout. Prendre des rebonds, faire des passes, mettre des points. Retrouver cette polyvalence que j’avais en jeune est clairement mon objectif. "
À quoi vous attendez-vous pour votre découverte de la NM1 l’année prochaine ?
" J’ai demandé à plusieurs de mes anciens coéquipiers du centre de formation de Cholet qui évoluent aujourd’hui en Nationale 1 - comme Vanly Meite ou Yannis Thalgott. Et ils m’ont dit que c’était un bon championnat très physique et tout aussi atypique que la Pro B. Ce n’est pas comme Jeep ÉLITE où c’est un jeu plus structuré. Ça promet de beaux derby bretons face à Yannis (Thalgott) et le CEP Lorient. J’ai hâte de les jouer. "
“Psychologiquement, je n’étais pas prêt à faire face au monde professionnel”
À Denain Voltaire qui a pourtant la réputation de faire jouer les jeunes, votre temps de jeu est resté en berne tant lors de votre 1re saison (9 minutes) que lors de votre 2e exercice (11 minutes) dans le Nord. Comment l’expliquez-vous ?
" Cette année déjà, je n’ai pas su saisir l’opportunité qui s’est présentée à moi. Je n’ai pas pris les matchs comme il le fallait. Je suis un joueur qui a besoin de confiance et je ne l’ai trouvée pas à Denain. Mais pour autant, je ne dis pas que c’est la faute de Denain ou du coach (ndlr, Rémy Valin). Ça vient de moi car je dois encore travailler mentalement. "
 
La Pro B était donc un championnat trop relevé pour lancer votre carrière ?
" Pas forcément. C’est plutôt que je n’ai pas réussi à m’intégrer dans le monde professionnel. J’étais toujours dans une mentalité de centre de formation, où tout est dû. Et qu’on va forcément jouer quoi qu’il se passe parce qu’on est là pour progresser. Psychologiquement, je n’étais pas prêt à faire face au monde professionnel. "
Malgré tout, l’équipe tournait bien puisque vous étiez 7e à l’arrêt de la saison. Avez-vous le sentiment que vous pouviez jouer les poils à gratter en fin de saison et en Playoffs ?
" Je ne vais pas mentir : avant même le début de la saison, j’avais le sentiment que cette équipe pouvait accomplir quelque chose de bien. On aurait vraiment eu une carte à jouer en Playoffs. "
Que retiendrez-vous de votre première expérience professionnelle ?
" Que psychologiquement et mentalement, il faut que je travaille sur moi pour franchir des paliers. Et ne pas croire que tout est systématiquement acquis. L’année prochaine, je veux donc retrouver du temps de jeu, de la confiance et la polyvalence que j’avais en jeunes dans le monde professionnel. Mais l’objectif premier sera collectif avant d’être individuel. Car il faudra gagner un maximum de matchs afin de maintenir le club en Nationale 1. "
“L’USL Montjoly a été très important dans mon cursus de formation”
Formé à l’Usl Montjoly (comme Claude Marquis, Kévin Séraphin ou Christophe Léonard) quelle attache gardez-vous avec la Guyane ?
" Une attache très forte. J’y retourne tous les grandes vacances, je suis l’actualité de la Guyane. Car la Guyane, c’est chez moi ! Je reste en contact avec des basketteurs guyanais de ma génération comme notamment Karlton Dimanche (Cholet, Jeep ELITE ; formé à l’US Sinnamary et à l’ASC Tours, ndlr) ou Jean-Marc Pansa (Antibes, Pro B, formé à l’ASC Rou Kou, ndlr).
 
L’USL Montjoly a été très important dans mon cursus de formation car c’est là où j’ai commencé le basket et où je me suis dit que je voulais vraiment en faire mon métier. Pour l’anecdote, mon grand frère (Yann Morose, 35 ans) m’a même entraîné à Montjoly. C’est grâce au camp qu’organise Kévin Séraphin que Sylvain (Delorme, ancien entraîneur de Cholet Basket, ndlr) m’a repéré et que j’ai pu intégrer le centre de formation de Cholet Basket. "
 
 
Bio express
 
Youri MOROSE
 
22 ans. Né le 27 novembre 1997 à Cayenne. 2,03m, 97kg



Poste : arrière (3)

Parcours. USL Montjoly (2011-2013), Académie Gautier Cholet Basket (2013-2018), Denain Voltaire (2018-2020, Pro B), Union Rennes Basket (depuis 2020, NM1)

Palmarès. Champion Minimes de Guyane (2011-2012), Champion de France Cadets (2014-2015), Finaliste du Trophée du Futur (2016-2017), Champion de France Espoirs (2017-2018), vainqueur du Trophée du Futur (2017-2018)
 
 
 

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