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Jean-Marc Pansa, basketteur professionnel, a rejoint les Sharks d'Antibes juste avant le confinement

Jean-Marc Pansa : “ Le moral est très bon “

Propos recueillis par Stéphane Hespel Lundi 6 Avril 2020 - 12h25
Jean-Marc Pansa : “ Le moral est très bon “
Le Kouroucien Jean-Marc Pansa a été prêté par le club de Nanterre 92 au club de la Côte-d'Azur… fin janvier. Son intégration s'est vite transformée en période de confinement qu'il gère avec beaucoup de force et de caractère - / photo Sharks d'Antibes

Du haut de ses 2,10 m, le basketteur kouroucien de 22 ans Jean-Marc Pansa, prêté par son club le Nanterre 92, a rejoint, fin janvier, la Côte-d'Azur… De nature combative, le Guyanais prend son mal en patience, s'entraîne durement chez lui, seul, avec l'espoir de retrouver les parquets le plus tôt possible avec ses équipiers des Sharks d'Antibes.

Comment allez-vous ?
Moi, ça va très bien. Je n'ai pas été infecté. Je suis en confinement depuis trois semaines. Et le moral est très bon.
Vous vous attendiez cependant à ce que votre saison, sous les couleurs de Nanterre 92 (Pro A), se déroulera autrement…
En manque de temps de jeu avec mon club, j'ai rejoint fin janvier les Sharks d'Antibes. C'était mon choix de venir ici. Mais avec le Covid-19, tout s'est arrêté. On ne sait pas comment ça va pouvoir continuer. La saison est presque terminée…
Vous restez néanmoins un sportif de haut niveau. Comment se passent désormais vos journées ?
J'ai des journées bien occupées. Je ne suis pas du genre à me plaindre car je suis également quelqu'un de très casanier. J'aime bien être chez moi, m'occuper de choses que je ne peux pas faire le reste du temps.
Avec le confinement, je fais beaucoup de sport chez moi. Je sors très rarement, sauf pour faire, de temps en temps, des courses.
Ça m'arrive de sortir pour un petit footing, histoire de maintenir le cardio. Je fais le reste de mes exercices chez moi. Parfois, c'est un peu de la débrouille : je rempli d'eau des bouteilles en plastique et je m'en sers pour faire des exercices de musculation.
Quels contacts avez-vous avec votre nouveau club ?
Le staff médical nous a envoyé des programmes pour s’entretenir à la maison. Nous reçevons des messages tous les jours pour savoir comment on va. On est tous chez nous. On n’a pas de contact. On ne prend pas de risque. Le but c’est de reprendre le championnat si cela est rendu possible. Dans l’équipe, on a aussi la chance que personne ne soit infecté.
Je suis également en contact avec mes anciens équipiers. Certains, plus anciens, font partie de mes amis.
Un de mes proches a été infecté. Mais j'ai appris il y a quelques jours qu'il était guéri. Ça a été une super nouvelle.
Outre l'entraînement physique, les sportifs de haut niveau ont aussi l'obligation de respecter une certaine hygiène de vie, de surveiller leur poids, leur alimentation…
L’alimentation, c’est nous qui gérons. Je fais très attention. Mon corps était habittué à une haute intensité de sport. J’essaye de réduire par rapport aux quantité dont j’avais besoin. C’est l’occasion avec ce confinement de sécher, de perdre un peu plus de poids et de devenir plus "feet". Je reste en contact avec le préparateur physique qui est très pointu sur le sujet de la diététique. On a mis un programme en place pour que je perdre ma masse graisseuses et être encore plus performant sur le terrain, et pour éviter les blessures.
Le staff médical est très exigeant avec nous et suis les joueurs de très près.
La famille, même si elle est 8000 kilomètres de là où vous résidez, est également une de vos priorités dans la vie et plus encore durant cette période…
Oui. J'ai fait le choix de quitter la Guyane il y a six ans maintenant. Je fais avec, mais c'est vrai qu'en ce moment, j'ai beaucoup de temps pour moi. Le temps de me concentrer sur moi-même. Et j'ai du temps aussi à consacrer à ma famille avec laquelle je passe parfois trois à quatre heures au téléphone. J'aurai aimé être à leurs côtés. Aux côtés de ma mère, pour la rassurer. Mais si il y a une chance que le championnat reprenne, il faut aussi que je sois là, prêt à rejouer.
Quels sont vos loisirs ?
Je passe encore plusieurs de temps aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Pour communiquer mais aussi pour me divertir.
Sinon, je n'aime pas trop regarder les informations… trop de bêtises, ça m'ennerve. Mais je suis quand même l'actualité.
J'écoute également beaucoup de musique. Toute la journée ou presque. Quand je fais du sport, sous la douche, durant ma séance de yoga, quand je fais le ménage… je suis un Kourroucien, un Guyanais, alors j'adore le dancehall, qu'il soit guyanais ou jamaïcains mais j'aime aussi la musique du Suriname, le Kompa, le rap américain et certains rappeurs français.
Je regarde aussi quelques films, je joue un peu aux jeux vidéos mais pas trop et surtout à Need for speed, un jeu de course automobile que j'ai toujours aimé.
Quel message aimeriez-vous transmettre aujourd'hui aux Guyanais ?
Faites attention. Respectez bien les consignes. Restez chez vous et ne faites que le nécessire en attendant qu'un remède soit trouvé afin que la vie puisse reprendre normalement.

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