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Projet Guyane : vers un terrain d’entente ?

Gabrielle TROTTMANN Lundi 08 avril 2019
Projet Guyane : vers un terrain d’entente ?
La troisième réunion du comité de suivi du Congrès ds élus a eu lieu ce week-end. - Gabrielle Trottmann

Les membres du comité de suivi du congrès des élus se sont réunis samedi à la CTG pour élaborer le préambule du projet Guyane. Une méthode de travail a été élaborée.

Ils se sont attaqués au préambule. Les membres du Front pour l’évolution statutaire, le collectif Pou Lagwiyann Dékolé (KPLD) et Tròp Violans ont débattu samedi pendant plus de quatre heures avec les élus de la Collectivité territoriale (CTG) pour la troisième réunion à huis clos de la commission ad hoc. Et malgré quelques échanges houleux en début de séance, il semble qu’ils soient parvenus à trouver un terrain d’entente afin de mener à bien leur mission : jeter les bases de la consultation populaire sur le statut du territoire que l’État s’est engagé à organiser dans le cadre de l’Accord de Guyane.

Pour la première vice-présidente de la CTG, Hélène Sirder, « les échanges ont été constructifs. Nous avons élaboré une méthode de travail. » Plus de quatre mois après que le congrès des élus eut proposé de mettre en place ce comité de suivi, ce sont les « valeurs » et « le projet de société » à inscrire dans le préambule qui étaient à l’ordre du jour. « Le partage, le respect et la reconnaissance des peuples autochtones » ont fait consensus, d’après le porte parole du KPLD, Davy Rimane.

Un auditoire clairsemé

L’un des principaux points de crispation des précédentes réunions a été tranché : les débats ne seront pas rendus publics, contrairement à ce que réclamait le Front pour l’évolution statutaire, le KPLD et Tròp Violans. Les membres de la commission se sont en revanche mis d’accord pour « rendre des comptes » à chaque étape du processus, selon l’élu de l’opposition Gauthier Horth.

Les bancs de l’auditorium de la CTG étaient clairsemés : sur les trente-trois membres de la commission, seule une vingtaine d’élus et de représentants de la société civile étaient présents. La porte-parole de Tròp Violans, Yvane Goua, déplore « l’absence de plusieurs élus, alors que les travaux de la commission devront être approuvés par le congrès. »

La prochaine réunion aura lieu le 4 mai à Saint-Laurent du Maroni. Au programme : restitution du préambule et mise en place d’un premier atelier de travail sur le volet sociétal du projet. Les questions économiques seront étudiées dans un deuxième temps, avant de s’attaquer au débat sur le type de gouvernance souhaité pour la Guyane. Reste que le temps presse, l’objectif étant d’intégrer ce projet guyanais à la révision constitutionnelle qu’entend porter Emmanuel Macron dans le courant de l’année.

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