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Société

« Pas une semaine sans agression » : les infirmiers libéraux réclament des mesures pour leur sécurité

S.Z. Dimanche 7 Mars 2021 - 14h56
« Pas une semaine sans agression » : les infirmiers libéraux réclament des mesures pour leur sécurité
L'insécurité pourrait aussi refroidir les aspirations des futurs infirmiers (photo d’illustration). - DR

Pour limiter les risques d’insécurité, les personnels de santé demandent l’application du protocole de sécurité de la profession et l’arrivée de « boutons d’alerte » géolocalisasés. 

Suite à l’agression d’une infirmière libérale dimanche dernier à Cabassou, la profession en appelle aux autorités, afin de tout simplement pouvoir faire leur travail normalement. « Il n’y a pas une semaine qui se passe sans une agression [qu’elle soit] d’ordre verbal, physique ou matériel », assure  Mylène Mathieu, présidente de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS). Pire, la situation n’a rien de nouveau. Un protocole de sécurité a d’ailleurs été signé dès 2012 avec la préfecture et les forces de l’ordre, à la suite de l’agression, déjà, d’un personnel de santé sur le territoire.

Sauf que depuis, l’application du protocole a été irrégulière, en fonction des changements de préfets. « A un moment donné, le protocole a même été perdu par la préfecture » raconte Mylène Mathieu dans un soupir désolé. Le service de « plainte plus aisée » prévu dans l’accord - une pré-plainte électronique accessible aux soignants en cas d’agression – a ainsi bien été mis en place, mais de manière « fluctuante ». « Il faut  que ce soit complètement opérationnel et entretenu », exige la représentante des soignants, qui réclame notamment le recrutement de « référents sécurité pour les professionnels de santé », qui seraient détachés spécifiquement pour prendre leurs plaintes et surtout répondre à leurs demandes d’aide et d’interventions.

Une situation « pressante »

Une demande qui serait fortement facilitée par l’arrivée sur le territoire de « boutons d’alerte », des balises géolocalisées activables par la simple pression d’un bouton et reliées directement aux autorités. C’est l’autre grande demande des infirmiers pour assurer leur bien-être lors de leurs tournées. « Avec ce bouton, nous pourrions appeler les autorités, dès que nous avons le pressentiment d’une situation dangereuse », précise la présidente de l’URPS.

Ce dispositif a déjà été testé à Limoges, en France hexagonale, mais sa faisabilité technique n’a jamais été étudiée en Guyane. Un argument employé jusque là par l’Etat pour ne pas donner suite aux demandes pressantes des personnels de santé. C’est pour cela que l’URPS, suite à la relance du protocole de sécurité en décembre dernier, a mis en place des « groupes de travail » sur la question.

Mais d’ici aux conclusions de ces études, la situation reste « pressante » sur le terrain. « Une collègue qui va par exemple dans une cité peut se retrouver quasiment face à la mort », insiste Mylène Mathieu. Et, met-elle en garde « Si, parmi les autres contraintes du métier, on ne peut pas penser aller au travail sans danger, ça va être un frein » aux volontés des infirmiers libéraux de travailler en Guyane.

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