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Vie chère

“Ne pas prendre des décisions déconnectées de la réalité”

Gérôme GUITTEAU ; g.guitteau@agmedias.fr Vendredi 13 Mai 2022 - 16h56
“Ne pas prendre des décisions déconnectées de la réalité”
Gabriel Serville a présidé la commission ad hoc en charge des questions relatives à l'octroi de mer qui s'est tenue, mercredi 11 mai, à Suzini dans la salle de réunion de la commission permanente.@G.Guitteau - @G.Guitteau

La commission ad hoc en charge des questions relatives à l'octroi de mer, création de la majorité précédente s'est réunie une deuxième fois sous le mandat du président Serville afin de lutter contre l'inflation des produits de consommation courante.

L'inflation est de retour en France : 4,8 % entre avril 2021 et avril 2022. On doit aller jusqu’en 1985 pour retrouver une telle hausse des prix.
La majorité du président Serville à la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) veut réagir et protéger le pouvoir d'achat déjà fragile des Guyanais-es.
Pour cela, la commission ad hoc sur l'octroi de mer s'est réunie, vendredi 13 mai aux alentours de midi, à Suzini.
Autour de la table : le service fiscalité de la CTG, des élus dont le président Gabriel Serville, des distributeurs comme Jan Du (Hyper-U), venu comme représentant de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), des transporteurs, etc.. “Les associations de consommateurs n'ont pas pu faire le déplacement, aujourd'hui mais elles étaient invitées”, assurent les services de la CTG.
Cette idée de commission ad hoc, née en 2020, sous les auspices de l'ancienne majorité a rendu les réunions informelles entre la CTG et les professionnels , officielles. Ainsi, “La CTG s'oblige à rencontrer, à discuter avec les professionnels de la distribution, les grossistes et les détaillants afin de prendre une décision concertée, non déconnectée de la réalité”, pointe Yannick Buisson-Rotsen, juriste fiscaliste à la CTG.

"La CTG veut obtenir des garanties"

C'est un outil innovant concernant la procédure. Au lieu de nous réunir dans notre coin et de décider d'un taux d'octroi de mer, nous nous rapprochons des acteurs du terrain”, appuie Daniel Montgénie, chef du service fiscalité de la CTG.
En contre-partie, la CTG veut obtenir des garanties. Si elle baisse ses taux, elle veut que l'argent soit rendu aux consommateurs via une baisse des prix affichés”, prévient Lucien Alexander, conseiller territorial délégué à la fiscalité et à la performance budgétaire.
Lucien Alexander, conseiller territorial délégué à la fiscalité et à la performance budgétaire a en charge de respecter la vision de la majorité concernant la vie chère et l'équilibre budgétaire de la CTG. - @G.Guitteau

Objectif de la réunion du jour : les produits de consommation courante tels le riz, les pâtes, le lait, l'huile... L'inflation les touche particulièrement et donc le consommateur subit cette hausse. Conséquences : des repas plus frugaux, voire pas de repas du tout et donc des conditions de vie altérées.
Rappelons que selon l'Insee, en 2017, le taux de pauvreté dépasse les 50% (moins de 1010 euros par mois). Un Guyanais sur 4 vit avec moins de 550 euros par mois.
Nous devons trouver, à travers cette commission un équilibre. Les prix augmentent, donc la baisse de l'octroi de mer permet d'atténuer cette inflation auprès du consommateur mais dans le même temps, un manque à gagner apparaît dans les caisses de la CTG sauf si la consommation grâce à la baisse de la fiscalité réussit à se maintenir. C'est tout un art de la discussion que met en place la commission ad hoc”, se félicite Lucien Alexander, qui poursuit, “ce qui change dans cette commission ad hoc, c'est la vision que lui impose la nouvelle majorité. Celle de la justice sociale. Nous voulons qu'elle bénéficie en priorité aux consommateurs.
Sur 2020 et 2021, les décisions de la commission ad hoc concernant les produits de consommation courante ont grévé les comptes de la CTG de 6,7 millions d'euros.
A cela, on doit ajouter, la baisse de la fiscalité sur les carburants de la part de la Collectivité, directement rendue aux consommateurs pour 5,9 millions d'euros.
Aucune date concernant les nouvelles mesures fiscales sur l'octroi de mer n'a été indiquée par la commission ad hoc.

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5 commentaires

Vos commentaires

Ergo sum 14.05.2022

"inflation des produits de consommation courante."

Toute bétise se paye un jour. Go

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RAF973 14.05.2022

Bonsoir
Le riz,….. on en produisait il y a moins de 20 ans ….
Kit à payer plus cher autant qu’il soit d’ici.

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Féfé973 15.05.2022

on en produisait mais largement subventionné par l'Europe!!

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gilles SLM 16.05.2022

On en produisait parce qu'il était subventionné par la PAC, qui autorisait deux productions par an. Quand la PAC n'a subventionné qu'une seule production annuelle, faire du riz n'a plus été rentable. Il aurait encore été possible de transformer du riz paddy (du Guyana et/ou du Suriname) en riz cargo, mais la quantité n'était pas suffisante pour amortir le coût de l'opération (Débarquement du riz à St Laurent, transport par route jusqu'à Mana, traitement par la CROG, puis retour sur St Laurent et ré-embarquement).

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Ergo sum 16.05.2022

Ceci est vrai, mais n'est qu'une partie de l'histoire..

Sinon il n'y a pas que le riz et tout fait défaut. Normale.

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